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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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IV-1-3-e Facteurs explicatifs des performances des vaches par unité de production

L'analyse de la covariance a confirmé l'effet prédominant des facteurs de conduite des vaches laitières sur les variations de leurs performances, comme cela a déjà été mis en évidence par AGABRIEL et al. [1993].

Ainsi, l'analyse statistique a révélé que les vaches de la SODEA les plus fortes productrices exigent au litre de lait moins d'UFL des concentrés par rapport aux mauvaises laitières. Ce résultat concorde parfaitement avec les observations de WOLTER [1994] qui indique une dilution des frais fixes d'élevage et d'entretien rapportés au kg de lait chez les vaches fortes productrices (figure 20).

Figure 20. Effets des quantités de concentrés par kg de lait sur la moyenne économique dans les étables étatiques.

Dans ce même ordre d'idées, nous avons pu observer que lorsque la ME évolue de 4 650 (UP 3) à 6 942 kg/v/an (UP 4), il apparaît une baisse des UFL cc/ kg lait de 0,28. Toutefois, cette affirmation doit être nuancée par la remarque suivante : les moyennes économiques de 4 650 kg/v/an et de 6 943 kg/v/an correspondent respectivement aux vaches de race Fleckvieh et Holstein. Or, les vaches de race Fleckvieh ont de moins bonnes aptitudes de production laitière que les vaches de PN ou des vaches croisées PN X H, mais en contrepartie elles présentent une meilleure qualité bouchère [TOUCHBERRY, 1992].

A l'opposé de l'UFL cc/kg lait, le critère UFL cc/v/an évolue dans le même sens que la ME (fig. 21). Des apports annuels par vache plus élevés en énergie issue des concentrés sont donc associés à des performances plus importantes (P = 0,001). Ces résultats rejoignent nos observations dans d'autres étables marocaines, où la faiblesse des apports en fourrages conjuguée au zéro-pâturage, font que les performances des vaches sont tributaires de leurs consommations en concentrés [SRAÏRI, 1999a]. Toutefois des tendances contradictoires ont pu être observées (UP 2 et 4), comme le montre la figure 20, ce qui a pour conséquence un coefficient de détermination faible (7%). Ceci pourrait être mis en relation avec la nature et la qualité du fourrage et des concentrés [COULON et al., 1989], ou avec les variations des niveaux d'apports azotés qui exercent des effets prépondérants sur les performances de production laitière [CLARK et DAVIS, 1980].

Figure 21. Relation entre la moyenne économique et la consommation moyenne annuelle de concentrés par vache dans les étables étatiques.

Quant à la corrélation établie entre la ME et l'UP, elle peut être expliquée par le fait qu'il existe des facteurs propres à l'UP (race animale, technicité de la main-d'oeuvre,...) qui font que les potentiels génétiques s'expriment différemment d'une UP à une autre. Conditionnée par un ensemble de facteurs liés à l'individu (sens de responsabilité, conscience professionnelle, savoir-faire...) et à l'environnement (installations d'élevage qui sont à la fois le cadre et le support de l'activité animale...), la manière d'opérer et de conduire le troupeau est à l'origine des différences de la ME.

Concernant la reproduction, l'analyse statistique a révélé qu'elle n'était significativement liée qu'à l'année (P = 0,0108). Ceci rejoint les observations de BERBIGIER [1988] qui a indiqué qu'en élevage bovin laitier dans des zones à aléa climatique prononcé (sécheresse, stress thermique estival), les performances de reproduction sont liées au climat et à ses variations annuelles, de par leurs effets directs sur l'animal et indirects sur la production fourragère.

Lors de l'analyse des facteurs de variation des performances économiques, il s'est avéré que l'effectif moyen de vaches présentes et le pourcentage de vaches dans l'effectif étaient corrélés positivement au bénéfice par vache. Par ailleurs, la marge brute par vache décroissait avec l'augmentation de la consommation de d'énergie issue des concentrés par kg de lait comme le montre la figure 22.

UP 4

UP 1

UP 6

UP 5

UP 3

UP 2

Ces résultats rejoignent ainsi les recommandations de WOLTER [1994 qui prônent de satisfaire au moins les besoins d'entretien des vaches laitières par des fourrages produits sur l'exploitation.

Figure 22. Incidence de la consommation de concentrés par kg de lait sur le bénéfice moyen par vache dans les étables étatiques.

De plus, une diminution de marge brute moyenne par vache s'observe lorsque le nombre de jours de travail par UGB augmente (fig. 23), ce qui concorde avec les résultats de LIGERO-TORO et al. [1990 qui ont affirmé que la gestion de la main-d'oeuvre constitue l'un des problèmes les plus épineux à résoudre dans un atelier laitier. Plusieurs autres auteurs ont relevé cette même corrélation négative entre durée du travail et rentabilité par vache [NOTT et al., 1981.

Figure 23. Effet de la durée du travail (en jours) par Unité Gros Bétail bovine sur le bénéfice par vache dans les étables étatiques.

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