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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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IV-1-4 Conclusion

Caractérisées par l'importance de la superficie disponible (244,8 ha de SAU) et l'ampleur des effectifs exploités (53,1 vaches présentes en moyenne), les six UP laitières de la SODEA étudiées affichent des résultats de production (ME de 6 016,2 kg/vache/an sur cinq campagnes) et de reproduction (IVV de 391,0 j) honorables, très supérieurs à ceux des élevages laitiers communs marocains. Ceci traduit un ensemble de pratiques proches des recommandations actuelles en élevage laitier intensif (durée de lactation de 304,8 j, application du rationnement alimentaire). Cependant, les modalités de cette production sont remarquables, étant donné l'ampleur de la consommation des concentrés (73,1 % dans l'apport énergétique total), et l'aspect quasiment « hors-sol » de ces élevages laitiers, en dépit de l'importance de leur assise foncière. Cette pratique constitue d'ailleurs un facteur fondamental pour expliquer les différences de productivité par vache. Ainsi, il s'est avéré que la quantité d'UFL des concentrés consommée par vache était positivement corrélée à la moyenne économique réalisée. Ceci rend compte logiquement de la conduite alimentaire basée principalement sur les concentrés et le « zéro-pâturage ». En revanche, la quantité d'UFL issues des concentrés par litre de lait affecte négativement la ME. Ces deux résultats convergent vers l'impératif de revoir l'organisation de l'alimentation du cheptel bovin, si un jour venaient à disparaître les multiples avantages dont dispose la SODEA pour l'acquisition des concentrés (achats aux moindres coûts de sous-produits agricoles telles les pulpes de betterave, ou les pulpes d'agrumes, car la Société est actionnaire principal dans diverses unités agro-industrielles). L'analyse des performances de reproduction a monté que l'IVV était lié à l'effet de l'année, en raison des conséquences du climat sur les vaches et la production de fourrages. Une mauvaise conduite des génisses a aussi été identifiée, illustrée par leur âge moyen tardif à la première mise - bas (30,2 mois), et surtout du fait que les génisses de race précoce (Holstein d'origine canadienne) sont celles qui présentent les moins bon résultats. Enfin, il faut mentionner que dans la méthode du calcul des bénéfices par vache, ne sont pas comptabilisées les charges liées à la gestion centrale des étables (salaires des cadres techniques et comptables, frais de déplacement...) , à partir du siège de la SODEA, à Rabat. Si ces dernières, ainsi que les frais financiers inhérents au fonctionnement de ces étables devaient être comptabilisés, il est clair que le bénéfice calculé serait amoindri sérieusement.

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