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Typologie des systèmes d'élevage laitier au Maroc en vue d'une analyse de leurs performances

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par Mohamed Taher Sraà»ri
Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique - Doctorat en Sciences agronomiques et Ingénierie biologique 2004
  

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IV-2-5 Conclusion

La production laitière intensive d'une étable laitière spécialisée de 70 vaches Holstein en zone pluviale présente une grande variation annuelle de ses résultats économiques (bénéfice annuel par vache variant du simple au double). Ces changements reflètent principalement les effets des fluctuations climatiques, du moment que le rendement moyen annuel en lait par vache s'est accru régulièrement (de 4 497 à 5 461 kg vache). En effet, suite à un épisode de sécheresse marqué, les stocks fourragers engrangés sont médiocres, et la production laitière affiche des résultats économiques décevants, suite aux achats massifs de concentrés pour pallier les manques de fourrages. Dans le cas d'une très forte sécheresse (1994/1995), l'éleveur peut même être amené à décapitaliser son cheptel, pour sauvegarder ses vaches les plus performantes et maintenir le niveau de production par vache. D'où la relative indépendance de la productivité du troupeau (moyenne économique) vis-à-vis de la variabilité annuelle du climat, au prix d'un sacrifice économique très pesant. Ainsi, l'aléa climatique exacerbe les carences d'élevage (dépendance vis-à-vis des concentrés, intervalle vêlage-vêlage supérieur à 390 jours, mortalité des veaux supérieure à 10 %,...) habituellement rencontrées dans d'autres ateliers laitiers du Maroc, ce qui rend les éleveurs très vulnérables. L'ensemble de ces facteurs remet en question le schéma global de développement de la production laitière intensive en zone pluviale au Maroc. La situation devrait être encore plus délicate pour les plus petits élevages (moins de 5 vaches), en raison de leurs moyens de trésorerie limités pour faire face au déficit de pluviosité, et qui sont majoritaires dans la structure du cheptel bovin. Ces considérations devraient interpeller les décideurs à repenser la vocation d'élevage laitier des régions d'agriculture pluviale, et d'y envisager de nouveaux systèmes de production plus adaptés à cette variabilité climatique, afin de conserver une activité agricole génératrice d'emplois et parer aux risques d'un exode rural massif.

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