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Discrimination sur le marché du travail : les femmes

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par Youssef Belhassen FENNIRA
Université Paris 1 Panthéon Sorbonne - Licence 2009
  

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II. Discrimination des femmes sur le marché du travail

II.1. Discrimination des femmes à l'entrée sur le marché du travail

Nous avons vu précédemment qu'il existe sur le marché du travail, différentes discriminations, opérées par tous les agents (employeurs, employés et consommateurs). On se propose de savoir où se trouvent les racines de ces discriminations, ce qui poussent les agents à avoir une répugnance à travailler avec ou pour des femmes et d'où vient l'idée que leurs productivités et capital humain sont plus faibles.

II.1.1. Les causes des discriminations

La scolarité

Nous nous retrouvons dans une situation paradoxale : d'un côté les filles ont en moyenne des parcours scolaires plus réussis que ceux des garçons, néanmoins les femmes se retrouvent en plus grande difficulté que les hommes sur le marché du travail.

En effet, les filles sont plus scolarisées que les garçons et cela se remarque à tout âge. Les différentes études vont dans ce sens là ; en 1946, à 20 ans 3 % des filles étaient scolarisées contre 6.5 % pour les garçons, en 2005, 57 % pour les filles et 49 % pour les garçons.

L'espérance de scolarisation en 2005-2006 est de 19.1 années pour les filles contre 18.6 pour les garçons, il y a vingt ans elle était de 17.2 pour les filles et 17 pour les garçons.

Cette évolution s'explique par le fait que les filles ont plus profité de l'allongement des études vers l'enseignement supérieur.

Malgré ces évolutions positives, l'insertion sur le marché du travail pour les femmes reste chaotique. Cela peut s'expliquer par le choix d'orientation qu'elles font au cours de leurs parcours scolaires et de la discrimination persistante sur l'insertion.

Ces choix d'orientation se retrouvent dans le choix de métier, ainsi les femmes envisagent plus une carrière littéraire telle que psychologue, avocate ou journaliste, 13 % pour les femmes contre 5 % pour les hommes, ou les professions de médecine ou d'enseignement, avec 10 et 15 % pour les femmes contre 3 et 6 % pour les hommes.

Les femmes choisissent généralement des filières plus promptes à la discrimination, les filières dites « mixtes » qui ne sont pas synonymes d'égalité, et sont plus généralement moins rentables au niveau salaires, chômage et accès à la fonction cadre.

Ainsi la filière tertiaire plus prisée par les femmes, mène plus souvent que le secteur industriel au chômage et au temps partiel.

La vie privée

D'un autre côté il existe un autre aspect qui favorise les discriminations envers les femmes sur le marché du travail : la vie privée. Si l'on étudie l'interaction de la sphère productive avec la sphère domestique, on constate que la spécialisation des femmes dans le travail domestique accentue la discrimination sexuelle sur le marché du travail.

Pour une majorité de femmes, la vie privée doit aller de pair avec la vie professionnelle ou la subordonne.

La maternité peut être privilégiée à la profession si celle-ci est peu attractive ou non désirée.

Cette réalité aggrave les préjugés des employeurs et leurs réticences à employer des femmes, dans la peur d'une moindre disponibilité en raison des enfants à garder et des congés de maternité.

Ainsi 23 % des femmes actives et retraitées déclarent avoir été interrogées sur leurs projets familiaux lors d'un entretien d'embauche. Ce chiffre passe à 37 % pour les femmes entre 30 et 39 ans et à 36 % pour les femmes cadres et professions intermédiaires.

Cette pratique est plus répandue dans le secteur privé avec 34 % que dans le secteur public avec 22 %.

La maternité à la fin de la formation porte d'autant plus atteinte à l'insertion des jeunes femmes qu'elle favorise le chômage dû à un retour tardif sur le marché du travail après une maternité sans un gain de qualification entre temps, ce qui peut reporter de quelques années le risque d'exclusion. Elle concerne ainsi une grande partie des jeunes en situation précaire.

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