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Approche systémique des jeux pragmatiques communicationnels.

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par Colin FAY
Université de Rennes 2 - Master LCER 2012
  

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Bibliographie 130

Bibliographie complete 131

Bibliographie thématique 135 Théorie de la communication 135 Théorie des systèmes 136

Théorie des jeux 137

Psycholinguistique 138

Index 140

Avant-Propos

AP.1. Une sémiologie pragmatique

Ç Les délimitations classiques des divers champs scientiÞques subissent
du même coup un travail de remise en cause :
des disciplines disparaissent, des empiètements se produisent aux
frontières des sciences, d'oü naissent de nouveaux territoires. È
J.F. Lyotard, La condition postmoderne.

Ce mémoire est une exploration du système de la communication et de ses jeux. Avant d'entrer dans le coeur de cette étude, il est important d'établir les limites disciplinaires qui entourent un tel travail.

L'étude de la communication se situe au croisement de deux Ç sous-disciplines È des sciences cognitives : la psychologie cognitive et la sémiologie pragmatique.

Les sciences cognitives sont celles qui cherchent à déterminer Ç comment un système naturel (humain ou animal) ou artificiel (robot), acquiert des informations sur le monde qui l'entoure, comment ces informations sont reportées et transformées en connaissances, et comment ces connaissances sont utilisées pour guider son attention et son comportement. È (Lemaire,1999:13)

L'étude du comportement communicationnel s'inscrit dans un premier temps dans la psychologie cognitive, science étudiant les mécanismes fondamentaux de la cognition humaine, i.e. les fonctionnements de Ç l'intelligence È et de la pensée, faculté Ç mobilisée dans de nombreuses activités, comme la perception, les sensations, les actions, la mémorisation et le rappel d'information, la résolution de problèmes, le raisonnement (inductif et déductif), la prise de décision et le jugement, la compréhension et la production du langage, etc. È (Ibid:14) Il pourrait sembler de prime abord que l'étude du fonctionnement de la communication se situe dans l'étude de la compréhension et la production du langage, pourtant, les activités qui entrent en jeu lors de la communication sont plus nombreuses, à un point oü toutes ces activités doivent être prises en compte. De fait, chacune de ces activités agit sur le système communicationnel, et est également affectée par lui.

Cependant, prendre uniquement l'optique de la psychologie cognitive pour rendre compte du fonctionnement du système communicationnel ne permet pas d'étudier de façon rigoureuse ce système. En effet, bien qu'il faille les prendre en

considération, les activités cognitives citées plus haut ne doivent pas être analysées dans leur globalité, mais uniquement dans leur rapport aux signes qui existent dans un processus de communication. En d'autres termes, l'autre pan de l'analyse se situe dans l'étude des signes 1 produits lors de la communication, donc une étude sémiologique de la communication. La sémiologie est définie par Saussure (1995:33) comme la Ç science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale; elle formera une partie de la psychologie sociale (É). Elle nous apprendrait en quoi consistent les signes, quelles lois les régissent. È La sémiologie étant une science des signes de manière générale et notre étude limitant ces signes aux signes employés lors de la communication, il est important de considérer la sémiologie à travers le prisme de la pragmatique, c'est-à-dire en tant que Ç science qui traite des signes (dans leur rapport) à leurs interprètes. È (Armengaud,1999:36) Cette limite de la sémiologie à travers une étude pragmatique doit être prise dans le paradigme de la communicabilité qui est le suivant :

Ç Axiome 1: le sujet parlant, de par son discours, ne peut pas ne pas communiquer. Axiome 2: toute communication présente deux aspects, le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier.

Axiome 3: toute communication implique la réciprocité, qui est symétrique ou complémentaire.

Axiome 4: toute communication actualise le système virtuel des significations et réalise, en même temps, la dépendance de ce système vis-a-vis des conditions de la communicabilité. È (Paret cité dans Armengaud,1999:103)2

L'étude de la communication proposée ici, portant sur la communication et les jeux communicationnels, c'est-à-dire sur le fonctionnement et le dysfonctionnement du système, est donc au croisement, à l'intersection de ces deux disciplines, restreignant le vaste champs de recherche des sciences cognitives : la psychologie cognitive étant limitée à la cognition liée à la communication, et la sémiologie aux signes existants et influents en communication.

1 Nous utiliserons dans cette étude le terme sémiologie pour renvoyer à la théorie du signe. Le terme signe sera utilisé au sens large de Ç manifestation sémiotique È, c'est-à-dire renverra à une manifestation d'un ou plusieurs signe(s)

2 Les axiomes de ce paradigme ne sont pas développés plus en profondeur ici, leur importance se révélera tout au long de ce travail

AP.2. Les signes

Ç Ce terme signes, présent dans
des vocabulaires très différents (de la théologie à la médecine)
et dont l'histoire est très riche, (de l'Évangile à la cybernétique)
ce terme est par là même ambigu. È
R. Barthes, Elements de semiologie.

Ainsi, notre communication est peuplée de signes, traités cognitivement. Ces signes sont, pour prendre une définition très large, une unité, une entité au sein du système communicationnel qui renvoie, qui réfère à un sens. Chaque signe est composé de deux plans : Ç le plan d'expression et (...) le plan des contenus È (Barthes,1964), renvoyant respectivement au signe en tant qu'entité physique et au sens de ce signe.

Avant de passer au cÏur de l'étude des mécanismes du système de la communication, nous spécifierons d'abord ce que sont ces signes, à travers une définition des deux pans du signe. Le travail des deux paragraphes qui suivent permet de donner une définition de l'identité de ces signes, en partant du postulat que l'existence du signe est conventionnelle, sans pour autant expliquer la nature de cette convention. Nous suivrons en effet la prémisse scientifique de l'étude d'un système basée non pas sur une réponse à pourquoi il fonctionne, mais sur une réponse à comment il fonctionne. Ainsi nous ne verrons pas pourquoi le signe existe, pourquoi un signe est lié à un sens, mais comment ce signe existe, comment il fonctionne à travers le système, et comment un signe se lie à un sens. Comme le dit Douay (2000:66), nous nous intéressons Ç aux moyens formels, systématisés (...) qui permettent la communication et non aux choses infinies qui peuvent être communiquées par leur emploi dans des situations par définition toujours nouvelles. È

AP.2.1. Niveaux du signe

Les interlocuteurs communiquent sur deux niveaux. Hermann Parret les appelle Ç contenu et relation È (cité dans Armengaud,1999:103). Cependant, pour ne pas créer un écho qui porterait à confusion avec les dichotomies expression/contenu du signe, nous allons utiliser une autre terminologie. Le contenu d'Herman Parret est ce que Gardiner (1989) appelle les choses : il faut ici prendre la notion de Ç chose È dans le sens large du terme, celui entendu par Gardiner : il est vrai que notre discours peut faire référence à du matériel aussi bien qu'à de l'immatériel, et donc le discours ne fait pas toujours référence aux choses en tant qu'objets concrets. D'un autre côté, Ç affirmer que le discours sert à exprimer la pensée, c'est tout simplement méconna»tre le fait que je peux parler du crayon avec lequel je suis en train d'écrire, de ma maison, de mes livre, etc. È (ibid:27) Il semblerait juste de dire que le discours exprime des Ç pensées sur les choses È, mais cependant rien ne contredit l'idée qu'un processus cognitif, qu'une pensée soit elle même une Ç chose È, au sens large oü nous l'entendons ici. En effet, le discours courant nous renvoie continuellement à l'idée que nous parlons de Ç quelque-chose È, et il n'y aurait rien d'illogique ou relevant du contresens d'imaginer la production d'une phrase telle que Ç une chose est certaine, c'est que je trouve cela compliqué È ou Ç la réflexion sur ce sujet est une chose difficile È, ou encore Ç elle a trouvé la solution, je n'avais pas imaginé une telle chose È.3

Affirmer que nous communiquons sur quelque chose pourrait sembler être l'affirmation d'un rasoir d'Ockham. Cependant, les signes référant aux choses peuvent revêtir une configuration particulière : les signes peuvent également être utilisés pour la méta-communication, ou ce qu'Herman Parret ou Watzlawick (1972,49) appelle relation, c'est-à-dire Ç la manière dont on doit entendre le message. È De fait, les locuteurs peuvent communiquer sur des choses, mais aussi sur leur communication, sur leur interaction, c'est-à-dire qu'ils peuvent communiquer et métacommuniquer. En d'autres termes, conjointement au discours sur les choses dans un sens large, les locuteurs communiquent leur(s) point(s) de vue, leur(s) sentiment(s) sur la communication, c'est-à-dire qu'ils communiquent sur leur interaction, sur la

3 Pour un développement complet de ce point, voir Gardiner,1989:27-32,8.

relation qu'ils entretiennent l'un avec l'Autre. Nous verrons dans ce travail que cette méta-communication est liée à l'existence des jeux ainsi qu'aux possibilités d'ajustements communicationnels : les interlocuteurs en situation de jeu doivent pouvoir méta-communiquer sur cette situation de jeu, et lorsqu'une communication sur une chose a échoué, il est nécessaire d'envisager de méta-communiquer afin d'évaluer les sources de l'échec, en d'autres termes, la méta-communication est ce qui permet aux jeux communicationnels d'exister, c'est en faisant passer la pertinence de la communication au niveau méta-communicationnel que l'existence des jeux est possible et/ou corrigée.

D'un point de vue théorique, il pourrait sembler adéquat d'envisager l'existence d'une méta-méta-communication, c'est-à-dire une communication sur la méta-communication, ainsi que l'existence d'une méta-méta-méta-communication, qui serait la communication sur la méta-méta-communication, et ainsi de suite dans une spirale infinie de niveaux de communication portant sur le niveau précédent. Il est cependant deux arguments qui viennent contredire cet argument :

Premièrement, nous pouvons douter qu'il ait existé ou qu'il existera un cas empirique dans lequel les interlocuteurs, dans une suite infinie, travailleront à un niveau infini de communication à propos du niveau inférieur. Deuxièmement, même si l'on imagine que ces différents niveaux existent, ils reviennent toujours à une idée d'une communication portant sur une communication de niveau inférieur. Donc, quelque soit le niveau de méta-communication, il est toujours une communication sur une communication, et donc entre toujours dans la catégorie de la métacommunication.

AP.2.2. Canaux du signe

Il serait réducteur de considérer que le système communicationnel traite uniquement les signes dit Ç linguistiques > : de nombreux signes de nature Ç nonlinguistique > entrent en jeu dans le système. Comme le dit Watzlawick (1972:16-47) : Ç les données de la pragmatique ne sont pas simplement les mots, leur configuration et leur sens (...), mais aussi leurs concomitants non-verbaux et le langage du corps, (...) un composé fluide et polyphonique de nombreux modes de comportement : verbal, tonal, postural, contextuel, etc. >

Afin de rendre compte des signes comme référant aux choses dans l'acceptation totale de la définition que nous venons de donner, nous devons les envisager dans tous leurs signifiants, c'est-à-dire à travers l'ensemble des canaux qu'ils empruntent : locutionnel, élocutionnel et proxémique.

La dichotomie locutionnel/élocutionnel4 est une dichotomie que l'on doit à Gardiner (1989), qui fut ensuite reprise par Douay (2000). Cette dichotomie est traditionnellement appelée verbal/non verbal : en termes sémiologiques, le locutionnel est la catégorie des signes qui relèvent des mots, et l'élocutionnel toute la catégorie des signes qui ne sont pas des mots, regroupant les signes kinésiques (ou signes gestuels5), ainsi que le ton de la voix ou l'attitude corporelle. L'utilisation des expressions Ç locutionnel > et Ç élocutionnel > permet d'éviter une classification péjorative de la catégorie des signes élocutionnels. Il est en effet important, dans une étude d'un système composé de signes, de ne pas mettre une catégorie de signes de côté, d'accorder un Ç statut identique à toutes les catégories de signes de la langue > (Douay,2000:81), ce qui est atteint via l'utilisation d'une terminologie Ç locutionnel/élocutionnel >6. En effet, les signes élocutionnels sont essentiels à la communication, et pourtant ils sont habituellement relayés au second plan des études (ce que regrette Gardiner (1989:66) : Ç les expressions du visage traduisent si bien l'émotion qu'il eUt été dommage de les astreindre à la fonction moins exaltante de représentation de phénomènes extérieurs >). Ils sont même classés par Gardiner

4 Il existe plusieurs expressions pour référer à cette dichotomie, telles que les Ç syntaxe locutionnelle et élocutionnelle > ou Ç forme locutionnelle et élocutionnelle. > Par soucis de simplicité, nous utiliserons Ç le locutionnel et l'élocutionnel >

5 Birdwhistell, dans Winkin (2000), parle de Ç kinèmes >

6 Pour un développement complet de ce point, voir Douay, 2000, chapitre 3.4 p 81-107

au premier plan de l'interlocution, puisque lorsque les signes locutionnels sont en conflit avec les signes élocutionnels, ce sont toujours les signes élocutionnels qui vont être porteurs de sens. Nous citerons ici la répartition faites par Mehrabian de ces différents canaux lors de la communication :

Bien qu'une répartition aussi nette soit contestable et contestée, particulièrement en ce qui concerne la précision des chiffres, l'idée générale est celle que nous adopterons.

Cette idée d'une centralité de l'élocutionnel est reprise par Douay (2000), mais également dans les études sur le mensonge effectuées par Ekman (notamment 2009), pour qui la détection d'un mensonge s'effectue à travers la détection d'un conflit locutionnel/élocutionnel, l'élocutionnel étant porteur du sens véritable.

Il existe un troisième canal par lequel peuvent transiter les signes intervenant dans la communication, qui est le canal proxémique. Cette dimension de la communication fut développée par Edward T. Hall (1968), et est devenue la Ç branche de la sémiotique qui étudie la structuration signifiante de l'espace humain. È (Fabbri, 1968:5) Ce terme réfère à la perception de l'espace interpersonnel en tant que moyen de communication, et plus précisément en tant que moyen de méta-communication. De fait, bien qu'il semble que les espaces interpersonnels ne soient pas interprétés comme des signes à part entière lorsque l'on traite de la communication, ils sont pourtant très importants, car ce sont eux qui signifient le degré de la relation qu'un locuteur considère entretenir avec un autre. Cette observation sera notamment reprise lors de l'étude du jeu interférant culturel, puisque des signes proxémiques pourront être facteurs d'incompréhension, de Ç chocs culturels È.

AP.3. L'intentionnel et le non-intentionnel

Ç On ne peut pas dire non plus qu'il y ait 'communication'
que si elle est intentionnelle, consciente ou réussie È
P. Watzlawick, Une logique de la communication, p.46-47

La tradition de l'étude de la communication ne s'intéresse pour la plupart qu'à l'analyse des productions volontaires. Pour exemple nous citerons ici Douay, (2000:65) qui dans son ouvrage, écrit que Ç doit être considéré comme phrase (É) tout signe (É) ou ensemble de signes manifestement sous-tendu par une intention pertinente de communication. È (nous soulignons) Ce n'est cependant pas le point de vue que nous adopterons ici. Effectivement, les signes traités par le système communicationnel ne sont pas tous intentionnellement produits, ni même intentionnellement compris, notamment pour les signes qui sont influencés, produits par l'existence de certaines émotions.

Reprenons le point de vue évolutionniste, développé notamment par Darwin (2001) : selon cette théorie, il fut indispensable pour la survie de l'homme de pouvoir signaler les émotions le plus rapidement possible. Par exemple signifier la peur à travers une expression faciale, et ce avant d'en avoir conscience, fut indispensable à la survie de l'espèce. Les individus les plus rapides à communiquer leurs émotions furent ceux qui furent le plus enclins à survivre. Toujours selon cette théorie, tout élément utile à la survie de l'espèce s'est automatisé au court de l'évolution (Darwin, 2001:43). Ainsi, la signification des émotions étant un élément indispensable à notre survie, elle fait ipso facto partie de ces processus qui se sont automatisés. Aujourd'hui, nous avons hérité de cela à travers un contrôle difficile (voir quasi-impossible) de nos émotions, ce qui nous entra»ne à signifier non-intentionnellement sous l'influence de nos émotions. Par exemple, rougir est un signe universel d'embarras qui est produit de façon non-intentionnelle, pourtant, bien que nonintentionnelle, cette manifestation sémiotique sera traitée par le système communicationnel : l'interlocuteur comprendra ce signe élocutionnel comme signifiant l'embarras7. Ce point sera particulièrement important pour l'analyse du jeu communicationnel dU aux émotions.

7 Voir Darwin, 2001, et Ekman et al., 2003

De plus, il est important de noter que l'apparition d'une émotion peut rompre la continuité de la communication. L'apparition d'un (ou de) signe(s) soudain(s) peut sembler n'avoir aucun lien direct avec ce qui le(s) précède quand la production et la compréhension de ce(s) signe(s) sont directement liées à une émotion ressentie par l'un des interlocuteurs. Prenons un exemple, développé par Ekman (2003), qui est celui de la frayeur causée par l'approche imminente d'un accident de voiture. Imaginons une situation dans laquelle nous sommes en voiture avec un ami. Nous conversons de choses banales, lorsque soudain une voiture appara»t et semble rouler à contre-sens, et donc se diriger dans notre direction. Soudain, avant même que cela soit conscient, le passager a de façon réflexe un mouvement d'appui sur un frein imaginaire, et la conversation est immédiatement interrompue par une expression de peur d'un ou des deux interlocuteurs, passant de Ç oui c'est un très bon film È à Ç Oh mon Dieu attention ! È, accompagné d'une expression faciale de peur. La production de la première phrase Ç oui c'est un très bon film È est intentionnelle, alors que la deuxième phrase Ç Oh mon Dieu attention ! È est une production non-intentionnelle. Pourtant, bien que non-intentionnelle, la production de la phrase n°2 ne peut pas être rejetée en tant que communication. Cette production non-intentionnelle est due à une réaction de nos Ç déclencheurs émotionnels È, processus réagissant l'analyse infra-attentionnelle constamment exécutée par notre inconscient, hérité de l'évolution et nous permettant de faire face de façon adéquate à une situation soudaine.

Les signes intentionnels et non-intentionnels sont donc tous deux à prendre en compte comme influents dans la communication. Malgré un rTMle similaire, une distinction peut être faite entre ces deux types de signes. Cette différenciation est faite par Grice dans son article Meaning (1957). Il y fait une distinction entre les signes qui signifient naturellement et les signes qui signifient non-naturellement, c'est-à-dire entre les signes naturels et les signes conventionnels. Nous reviendrons plus en détails sur ce point dans le second chapitre de ce travail.

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