Section 3 : Introduction de
facteurs de risques spécifiques à la
fraude dans la démarche d'audit
Nous empruntons le développement de cette section
à l'Etude empirique du risque de fraude de Carassus D., Cormier., in
Etude empirique..., internet
Le fait qu'une fraude résulte
généralement d'un acte dissimulé la rend, par nature,
difficile à déceler. Toutefois, l'auditeur, sur la base de sa
connaissance de l'activité de l'entité, peut identifier les faits
ou circonstances qui créent des opportunités, des motivations de
commettre des actes frauduleux, ou qui peuvent indiquer qu'une fraude a
déjà été commise. De tels faits ou circonstances
sont qualifiés de « facteurs de risques de fraude ».
Par exemple, un document peut manquer, la balance
générale peut faire apparaître un écart entre les
débits et les crédits, ou une procédure analytique peut
montrer des résultats aberrants. Cependant ces faits et circonstances,
peuvent résulter d'autres phénomènes que la fraude.
L'IFAC propose quelques exemples de circonstances ou
d'évènements augmentant le risque de fraudes ou d'erreurs.
Ceux-ci sont liés à : trois types de facteurs de risques de
fraude énumérés ci-après :
3.1. Des facteurs de risque de
fraudes relatifs à des anomalies pouvant conduire à la
présentation d'états financiers mensongers.
Ils peuvent être regroupés en deux
catégories:
· Attitude et comportement de la direction et son
influence sur le système d'organisation du contrôle interne.
Ces facteurs liés à des questions concernant
l'intégrité ou la compétence de la direction par exemple,
une direction entre les mains d'une personne, ou d'un petit groupe de
personnes, sans comité ou conseil de surveillance, des
déficiences majeures du contrôle interne systématiquement
négligées, un taux de rotation élevé des
responsables comptables et financiers, des changements fréquents de
conseils juridiques ou d'auditeurs.
· Caractéristiques propres à
l'industrie
Des pressions inhabituelles au sein de l'entité (ou
subies par l'entité) telle que la récession
et l'augmentation de nombre de faillites dans le secteur, l'insuffisance de
fonds de roulement du fait de la baisse des résultats ou d'une expansion
trop rapide, la dépendance d'un ou de plusieurs produits ou clients, la
détérioration de la qualité des revenus se
détériorant par des risques trop élevés pris en
matière de ventes à crédit, par un changement des
pratiques commerciales ou la sélection de politiques
d'arrêté des comptes qui permettent de gonfler les revenus.
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