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Les ONG locales de développement et la question de pérennisation de leurs acquis dans la préfecture de Kankan ( Guinée).

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par Mamadou Sounoussy DIALLO
Université de Kankan ( Guinée) - Master II recherche en sociologie 2012
  

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SECTION II. ANALYSE DES MECANISMES PERENNISATION DES ACQUIS DE L'ONG

A l'examen des données recueillis sur le terrain, on s'aperçoit que qu'au niveau de l'ONG APROFIG des mécanismes de pérennisation sont initiés d'abord à l'interne et au près de ses cibles qui consiste à impliquer celles-ci à toutes les étapes des activités de l'ONG depuis l'identification des besoins, des opportunités et les axes prioritaires, ce sont : les élèves, leurs parents, les autorités de l'éducation et l'APEAE, les COGES, les COGEF, les structures locales, les autorités locales et les élus locaux. A propos un enquêté dira :

« La mise en place des comités locaux de gestion et de suivi/évaluation, la participation active de toutes les catégories sociales des communautés dans laquelle oeuvre l'ONG, l'existence des femmes modèles et professionnelles, l'initiation des communautés bénéficiaires à l'autoévaluation ; leur formation et leur alphabétisation et à l'esprit d'entreprenariat. La création des volets budgétaires pour motiver les bénéficiaires et tous les acteurs de mise en oeuvre. La concertation avec tous les partenaires, acteurs et agents de développement, la promotion et le transfert des compétences à tous les niveaux ont considérablement contribué à réduire les problèmes de pérennisation des acquis de l'ONG. »

Ces mécanismes ont permis à certaines structures à la base de participer activement à la vie de leur organisation et produire des résultats satisfaisants. Lors des entretiens un enquêté dira « quand les communautés bénéficiaires sont impliquées dans la prise de décision, dans l'exécution, le suivi et l'entretien des réalisations, elles prennent conscience de l'importance de la réalité ou du phénomène, ce qui permet de s'approprier et rendre durable les acquis ».

En outre au niveau de l'autre cas d'étude l'incapacité de l'ONG et des structures locales à continuer les actions initiées résiderait au fait qu'elles manquent des moyens technique, logistique et financier et surtout d'initiatives de mise en place des AGR dans le cadre de la pérennisation des acquis.

Ainsi, les ONG locales de développement peinent à prendre leur autonomie. Au-delà de situations d'urgence et de satisfaction de service de base, ces associations peuvent parfois empiéter sur le domaine des opérateurs économiques. Empêchant ainsi une réelle création du bien social et durable à l'échelon local. La constitution de la majeure partie des ONG locales n'est possible qu'avec le soutien de leurs homologues du nord. Les entretiens de terrain montrent que :

« L'étude de cas négatif s'inscrit dans le cadre des ONG opportunistes. Elles sont nées juste devant un financement soit de l'une des agences du système Onusien comme le présentement avec l'installation de l'UNICEF et PAM dans notre site d'étude ou sous la demande d'une des agences internationales de développement comme le fond Koweitien de développement, l'USAID, PNUD, l'UE, la GTZ etc. »

Dans l'étude de cas positif qu'on a choisit, même si celle n'a pas atteint le statut des ONG du nord comme par exemple Misereor, une ONG Allemande qui a un budget annuel de plus de 200 millions d'euros utilisés exclusivement pour appuyer les ONG du sud (Jahresbericht, 2009) ; l'APPROFIG est au jour d'aujourd'hui une ONG capable de planifier et d' exécuter des activité sur fond propre, de préfinance des activités d'un projet ou même de financer à hauteur de 10 à 15 % comme cela avait été souligné plus haut.

Cette émergence de l'ONG selon nos entretiens sont des est essentiellement due à des activités comme celles de l'école des jeunes filles, qui à côté des résultats louables qu'elle est entrain de produire chaque an génère aussi des ressources financières très énormes. Bien que l'ONG ayant perdu la connexion internet qui du reste est très chère, elle ait pu pérenniser les matériels informatiques et envisagé des séances de formation dans les logiciels de base génère aussi des fonds mais aussi participe pleinement à la formation pour le désenclavement numérique et dont les produits sont réutilisés pour le grand bonheur de l'ONG.

En fin l'APROFIG a pu depuis un certains temps de faire assoir une gestion financière plus ou moins saine, gouvernance interne, une gestion transparente, des sessions de capitalisation des acquis et une autoévaluation périodique.

Dans l'autre cas, les actions de cette organisation pourtant l'une des première à exister dans notre site d'étude au début de la création des mouvements associatifs comme la souligné plus haut dans les entretiens un responsable de BATE SABATI déclarent « les acquis qu'on peut mettre à l'actif de cette association sont très moins visibles sur le terrain face à une société de l'ère des médias avides des faits concrets et pragmatiques ».

A croire notre interlocuteur, on comprend que notre ONG d'étude tout comme la plupart des ONG locales sont créées sur « coup de coeur, d'une volonté d'obtenir de l'argent avec quelqu'un que l'on a croisé lors d'un voyage, séminaire ou dans une salle d'opéra. »

Avec des objectifs trop vaste et ambigus, leurs actions se limitent la plupart à la réalisation d'un ou de quelques microprojet(s), ou d'un simple échange entre un groupe d'individus rarement une demande locale ; or une ONG ne doit pas être le fruit d'une amitié.

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