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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE DE KINSHASA

B.P.127 KINSHASA XI
FACULTEDE DROIT
DEPARTEMENT DE DROIT PRIVE ET JUDICIAIRE
« LA PREUVE DU CONTRAT ELECTRONIQUE SOUS
L'ERE DU NUMERIQUE EN DROIT CONGOLAIS »
Par
Franck EDJI SONGO
Mémoire présenté en vue de l'obtention du
titre de licencié en Droit.
Département : Droit Privé et
Judiciaire
Directeur : Pascal MUTEBA
TSHIMANGAProfesseur
Encadreur :Levi LUKUSA
Assistant
ANNEE ACADEMIQUE 2024-2025
EPIGRAPHE
« C'est dans l'ignorance de nos droits que
l'arbitraire tire sa plus grande force ».
Denis LANGLOIS
DEDICACE
A l'éternel mon Dieu, le tout puissant qui m'a permis
d'achever mes études en droit et obtenir ma licence ; à mon
très cher père Vicky SONGO ; à ma très chère
mère Monique KOYENYI et enfin à mon oncle François EDJI.
Sans votre soutien et votre amour indéfectible je n'en serai pas
là aujourd'hui.
Franck EDJI SONGO
REMERCIEMENTS
Ce travail de fin de cycle de licence à la
faculté de Droit de l'université de Kinshasa(UNIKIN), notre Alma
Mater, est le résultat ardu qui s'est constitué pendant plusieurs
jours et a connu un apport soutenu de plusieurs personnes que nous tenons
à remercier pour leur immense contribution.
A tout seigneur tout honneur, dit-on! Notre premier mot est
une expression de gratitude profonde à Dieu, auteur du souffle de vie,
il nous a assuré la santé et la force physique nécessaire
pour réaliser notre travail. Que toute gloire et toute louange lui
reviennent.
N'eut été le professeur MUTEBA TSHIMANGA
Pascal, ce travail ne serait qu'une utopie hallucinante, sa rigueur
scientifique et juridique, sa discipline aussi que sa disponibilité
malgré ses multiples occupations causées par diverses charges, a
porté à l'éclosion de cette étude.
Nous lui exprimons toute notre reconnaissance et qu'à
travers lui, toutes les autorités académiques et le corps
professionnel se sentent gratifiés. Merci également à
notre encadreur, l'assistant LUKUSA Levi qui a su nous garder
vers les bonnes références au regard de nos
préoccupations. Nous avons bénéficié de l'amour de
notre famille. Elle a su nous motiver, nous diriger, et nous orienter. Nous
tenons à remercier nos parents : Vicky SONGO et Monique KOYENYI
ainsi que tous les membres de notre famille dont Darcy MPEMBE ; Johnny
OLONGO ; Marceline ONGONA et enfin sans oublier mon oncle François
EDJI qui a joué un rôle remarquable durant cette période
académique.
Mais nous pensons
également à ces compagnons de lutte : Debob BOBIYA, Arthur
BONZENGA, Jean- Baptiste MABAMBA, Stevie NSILULU, Daniel KITAMBO, Jenovic
KASANDJI ainsi que Elie MPANI.Nous avons bénéficié de
plusieurs aides de loin ou de près ; mais tous les bienfaiteurs ne
sont pas cités dans ce travail, mais rassurez-vous que n'êtes pas
oublié dans mon coeur. A toute et à tous nous exprimons notre
reconnaissance.
Franck EDJI SONGO
SIGLES ET ABREVIATIONS
· RDC : République
Démocratique du Congo
· CCL III : Code Civil Congolais livre
3
· O.H.A.D.A : Organisation pour
l'harmonisation en Afrique en droit des affaires
· CNUDCI : Convention des Nations
unies sur le droit commercial international
· Fc : Franc congolais
· Art. : Article
· Al. : Alinéas
· Ex. : Exemple
· NO :
Numéro
· PUC : Presses universitaires du
Congo
· Ed. : Edition
· P. : Page
· Op.cit. : Opere citato
· UNIKIS : Université de
Kisangani
· UNIKIN : Université de
Kinshasa
· UNILU : Université de
Lubumbashi
· UNIBU : Université de Bunia
0.INTRODUCTION
A l'heure du 21ème siècle, les
nouvelles technologies de l'information et de la communication se sont
suffisamment intégrées dans la vie des hommes. En effet, il
suffit de constater aujourd'hui le nombre impressionnant des données
numériques, qui transitent par l'internet pour comprendre l'importance
que la société humaine accorde à ces nouvelles
technologies, principalement l'informatique. Toutes fois cette modernisation
pose de nombreuses interrogations quant à la preuve de ces contrats,
notamment en droit congolais, ou l'encadrement des actes juridiques est en
développement 1.
La preuve en justice désigne à la fois les
opérations et les moyens
Organisés par la loi permettant à l'une ou
l'autre partie litigante d'emporter la conviction du juge et à ce
dernier de justifier sa décision sur la vérité des faits
et des actes discutés par les parties lors d'un procès. Il se
dégage de cette définition quelques évidences à
savoir : la preuve en droit est une notion ambivalente , car elle renvoie
à la fois à uneopération ou démonstrationd'un fait
ou d'un acte , celle consistant à « faire la preuve
» , et à un moyen celui qu'une partie au procès emploie
« faire la preuve » ; les trois dimensions
théologiques de la preuve , dont la découverte de la
vérité , la conviction du juge et la justification de la
décision juridictionnelle , demeurent indissociables dans la
compréhension de celle-ci et enfin la preuve ne doit être que
faite si les faits matériels ou les actes juridiques à la base
d'une prétention de la partie qui les évoquent , sont
contestées ou sont incertains ; car on ne peut prouver un fait ou un
acte qui n'est pas contesté ou qui est clair et indubitable2.
Le contrat est compris comme un accord des volontés
entre deux ou plusieurs personnes, destinés à créer,
modifier, transmettre ou éteindre une obligation
Juridique. Le contrat électronique quant à lui
est une nouvelle modalité d'expression du consentement, dont la
validité repose sur le respect des conditions classiques du contrat,
même
Si la matérialité de l'acte se diffère du
contrat classique parce qu'il pose des exigences
Notamment sur la question de l'identité, le contenu de
l'accord et l'intégrité du document3.
1N. KABASELE KABASELE : Problémattique
de l'administration de la preuve numérique en droit congolais,
Edition l'Harmattan, Paris,2020,p, 517 2N.KABASELE KABASELE,
Manuel de l'administration de la preuve, CDRS, Kinshasa 2017,p,
2017, P.2.
3LUTUMBA WA LUTUMBA, Droit civil :
lesobligations,Editions MES, Kinshasa, 2020, p.4
1.PROBLEMATIQUE
Quel que soit le type de recherche, la recherche nait
toujours de l'existence d'un problème à résoudre, à
clarifier. Toute recherche, affirme Mathieu Guidere, doit être
fondée sur une problématique. En d'autres termes, il faut
soumettre le sujet d'étude à un questionnement
systématique de ses postulats et de ses implications. La
Problématique est la formulation d'une question centrale concernant ce
qui pose problème dans le sujet traité. Elle est construite
autour d'hypothèses de recherche qui permettent de saisir les enjeux et
la portée de la question pour le domaine concerné4.
Comme on le constate, poursuit de sa part Luc VanKampenhout, «la
problématique est bien le cadre théorique personnel à
partir duquel se précise la question de départ et compose la
réponse à celle-ci. Concrètement cela consiste, d'une
part, à repérer et à décrire les différentes
approches du problème et, d'autre part, à détecter les
biens et oppositions qui existent entre elles5».
A la lumière de tous les modes de preuve, il y a lieu
d'indiquer qu'avec l'évolution de la technologie à l'heure
actuelle, il se pose avec acuité, la problématique de la preuve
électronique , encore qu'avec l'adhésion de la RDC au
traité de l'OHADA dont dans certaines procédures, la preuve par
voie électronique est admise 6.
En effet, dans un
environnement juridique initialement fondé sur l'écrit papier et
la signature manuscrite, l'émergence de l'écrit
électronique, des signatures numériques et des plateformes de
contractualisation virtuelle remet en question les règles classiques de
preuve prévues par le code civil congolais. Par ailleurs, bien que la
RDC se soit dotée de l'ordonnance loi no 23/10 du 13 mars
2023 portant code du numérique, les défis liés à
son application pratique ; au manque d'infrastructures numériques
et à la formation des acteurs judiciaires subsistent7.
Notre préoccupation principale se focalise sur trois
questions principales en l'occurrence de : Comment la preuve du contrat
électronique est-elle juridiquement encadrée en République
Démocratique du Congo ?
4Mathieu GUIDERE, Méthodologie de
recherche, Guide du jeune chercheur en lettre, langues, sciences humaines et
sociales, Paris, éd.
Ellipse ,2004 . p. 225 5Luc van CAMPENOULT,
Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, éd. Bordas
1988, p. 225 6LUTUMBA WA LITIMBA, De la preuve
électronique, plaidoyer pour son intégration son
intégration dans le code civil livre III, l'Harmattan, Paris, 2020,
p.501
7ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant code
du numérique, articles 95,96 et 97
Le droit congolais reconnaît-il l'écrit
électronique Comme preuve au même titre que l'écrit papier
? Quels sont les défis juridiques, techniques et pratiques qui entravent
l'efficacité de cette preuve dans le contexte congolais ? Grâce
à notre étude nous déterminerons avec précision les
questions liées à la preuve électronique dans le
système juridique congolais.
2.HYPOTHESES
L'hypothèse est définie comme une
réponse anticipée ou provisoire que le chercheur formule face
à une problématique posée, dans l'attente de
vérification ou de confirmation par l'analyse des faits ou des
données. C'est une supposition fondée sur l'observation et la
réflexion, que l'on tente de valider ou d'infirmer au cours du
développement de la recherche8.
Bien que le législateur congolais ait amorcé
une reconnaissance du contrat électronique et de sa preuve, celle-ci
reste limitée car les organes chargés de faire la
régulation et l'authentification de la signature électronique ne
sont pas encore totalement effectif et également par la faiblesse de
l'infrastructure numérique. Mais néanmoins notre étude
apporte quelques éclaircissements par le biais des questions auxquelles
nous apporterons des réponses provisoirement.
La preuve électronique en RDC reste encore
insuffisamment encadrée sur le plan juridique, car la législation
congolaise, notamment le code civil des obligations livre III et le code de
procédure civile n'a pas encore intégrée de manière
explicite les spécificités liées à la
dématérialisation des échanges contractuels
néanmoins quelques lois encadrent et prévoient ce type de preuve
en l'occurrence l'ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant
code du numérique dans ses articles 89, 95, 96 et 97 qui
établissent un cadre clair pour l'admissibilité de 9la
preuve électronique en RDC, alignant ainsi le droit congolais sur les
standards internationaux en matière de transactions numériques
OHADA, Acte uniforme relatif au droit commercialgénéral, 2010 qui
en son article 24 admet la preuve par tout moyen y compris les supports
électroniques10.
8Mathieu GUIDERE, Méthodologie de
recherche, Guide du jeune chercheur en lettre, langues, sciences humaines et
sociales, Paris, éd.
Ellipse ,2004 . p. 225
9Lire les articles 89,95, 96 et 97 de l'
ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant code du
numérique
10Article 82OHADA, Acte uniforme relatif au droit
commercial général, 2010
Le contrat
électronique bien que dématérialisé, peut produire
les mêmes effets juridiques qu'un contrat classique des lors qu'il
respecte les conditions de validité prévues par le droit
congolais. En matière de preuve, il est admis que l'écrit
électronique a la même valeur probante à celle de
l'écrit sur papier, pour autant qu'il assure l'intégrité
des données, l'identification de l'auteur et la conservation dans le
temps et il ne doit pas être vu comme une forme inférieure mais
plutôt comme une Modalité moderne d'échange contractuel
dont la valeur probatoire dépend du respect des conditions techniques et
juridiques assurant sa faisabilité. Après une lecture
combinée des articles 89,90, et 95 du code du numérique congolais
nous avons conclu que l'écrit électronique a la même force
probante que l'écrit sur papier11.
Nous posons l'hypothèse selon laquelle malgré la
reconnaissance de la preuve électronique par la législation
congolaises, notamment à travers l'ordonnance-loi no23/10 du 13 mars
2023 portant code du numérique son efficacité demeure
limitée en raison de plusieurs obstacles .ces défis sont d'ordre
juridique(l'ineffectivité d'une autorité de régulation et
de certification) ,technique(manque d'infrastructures sécurisées
de certification), et pratique(méconnaissance ou non-maitrise des
technologies numériques par les juridictions et les justiciables).
3.CHOIX ET INTERET DU SUJET
3.1. Choix du sujet
Le choix d'un sujet d'étude ou d'une recherche ne se
fait pas au hasard, ni à la légère, mais à partir
d'une angoisse existentielle d'un chercheur déterminé face
à la vie qu'il mène et qu'il observe autour de lui, dans son
propre milieu et sa société ainsi que d'autres. Le choix du sujet
toujours été justifié par des raisons politiques,
économiques et scientifiques.
Par ailleurs le choix de ce sujet s'inscrit dans un contexte
marqué par une transformation progressive des modes de
contractualisation, liée à la montée en puissance des
technologies numériques. En République Démocratique du
Congo, la dématérialisation des actes juridiques devient une
réalité notamment dans les échanges commerciaux,
administratifs et civils. Toutes fois, cette évolution soulève de
nombreuses questions, en particulier sur la preuve du contrat
électronique : sa valeur probante, sa fiabilité et son
admissibilité devant les juridictions congolaises.
11 voir les articles 95,96 et 97 de
l'ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant code du numérique
Ce sujet a donc été choisi afin de
réfléchir sur l'adéquation du droit congolais avec les
exigences de la preuve numérique, d'analyser les dispositifs
légaux existants, d'identifier les défis rencontrés dans
la mise en oeuvre pratique, et de proposer des Pistes d'amélioration
adaptées au contexte national.
Il se veut à la fois novateur et pertinent car il
répond à une problématique actuelle, peu explorée
dans la doctrine congolaise, mais cruciale dans l'évolution du droit des
obligations et du commerce.
3.2. Intérêt du sujet
L'on peut noter que choisir un sujet d'investigation
scientifique passe par un exercice malaisé. Ainsi, le présent
travail revêt un double intérêt, qui est à la fois
théorique et pratique.
· Sur le plan théorique
Sur le plan théorique, ce sujet contribue à
enrichir la réflexion doctrinale sur l'adaptation du droit des
obligations congolaises aux nouvelles réalités numériques.
Il permet de revisiter des concepts classiques des contrats comme la formation,
l'écrit et la preuve à la lumière des technologies
modernes et les supports de stockage immatériels.Cette recherche vise
ainsi à cerner le enjeux juridiques majeurs lié à la
transformation numérique du droit des obligations, en mettant l'accent
sur l'efficacité probatoire du contrat électronique dans le
contexte congolais.Ce sujet offre une base de recherche interdisciplinaire
entre le droit, la technologie et la pratique judiciaire. Il favorise l'analyse
critique des textes en vigueur, notamment l'ordonnance-loi no23/10 du 13 mars
2023 portant code du numérique, en mettant en évidence leurs
lacunes, leur application. En outre, il encourage la production de
connaissances juridiques nouvelles dans un domaine en pleine mutation et encore
peu exploré par la doctrine locale.
· Sur le plan pratique
Ce travail se justifie par la nécessité
d'adapter le droit congolais aux réalités du numérique
afin d'assurer la sécurité juridique des contrats conclus par
voie électronique. Il est d'un grand intérêt pratique pour
les juristes, commerçants, et utilisateurs du numérique, et d'un
intérêt scientifique pour l'évolution du droit des
obligations.
Ce travail porte également sur la mise en oeuvre et la
valorisation de la preuve électronique au même titre que la preuve
sur écrit afin de démontrer comment les parties au contrat
peuvent prouver la validité d'une convention conclut à distance
ou sur un support numérique. Il en est de même pour l'analyse des
conditions de formation et de validité d'un contrat électronique,
son opposabilité et des effets qui naissent de ce contrat à
l'égard des tiers et des parties au contrat et enfin mener une
étude sur le moment à partir duquel le consentement
(élément le plus important dans un contrat)
s'émet dans un contrat électronique ou conclut à distance.
4. METHODE ET TECHNIQUE DE RECHERCHE
Tout travail scientifique, pour être mené dans
l'objectivité afin d'obtenir des résultats satisfaisants doit
être entouré d'une bonne méthodologie.
Cette recherche est de nature juridique et analytique. Elle
repose sur
L'étude doctrinale, l'analyse des textes légaux,
la jurisprudence et les conventions internationales
Pertinentes. Elle s'appuie également sur une approche
comparative avec d'autres systèmes juridiques africains ou occidentaux.
4.1. Méthodede recherche
PINTO Roger et GRAWITZ Madeleine définissent la
méthode comme étant « un ensemble des opérations
intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les
vérités qu'elle poursuit, les démontres, les
vérifies »12.
Au regard de notre travail, nous recourons à la
méthode juridique et sociologique. Cette méthode est
définie comme une étude des procédés et des
méthodes que les juristes doivent mettre en oeuvre dans leurs diverses
activités des recherches, des créations et d'applications du
droit. De manière générale, pour résoudre les
problèmes juridiques les plus divers auxquels est confrontée la
société. En effet, grâce à la méthode
juridique, nous avons pu comprendre l'étude de méthode
scientifique et technique sur lesquelles reposent la conception, l'expression
et la compréhension ainsi que l'application du droit, la méthode
sociologique nous permettra de faire une enquête qui pour permettra de
découvrir la réalité du terrain concernant concernant
l'application effectif des normes règlementant le contrat
électronique et de l'administration de sa preuve.
4.2. Technique de recherche
La technique « est l'ensemble des
procédés exploités par le chercheur dans la phase de
production de collecte et de traitement des données qui
intéressent son étude ».
De même, GOODE J.W et HAT P.K soutiennent que «
les techniques sont des outils utilisés dans la collecte des
informations chiffrées ou non devront, plus tard, être soumises
à l'interprétation grâce aux méthodes
»13
Dans l'élaboration du présent travail nous
allons faire appel à la technique documentaire laquelle nous a permis de
consulter les documents, des ouvrages scientifiques, les journaux, les
articles, les revues et les lois qui abordent systématiquement les faits
en rapport avec notre sujet. Elle est ainsi désignée parce
qu'elle met en présence le chercheur d'une part et les documents
supposés contenir des informations d'autres part.
5.DELIMITATION DU SUJET
Toute démarche scientifique procède fatalement par
un découpage de la réalité. Il n'est pas possible
d'étudier, de parcourir tous les éléments influents
jusqu'aux extrêmes limites de la terre et jusqu'au début du temps,
il s'agit plutôt d'une démarche rationnelle nous permettent de
bien mener nos recherches14.
Ainsi donc la présente étude va se
délimiter dans le temps et dans l'espace tout en se concentrant sur la
question de la preuve du contrat électronique dans le contexte
congolais, à travers une analyse juridique de la législation
nationale, notamment l'ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant code du
numérique et le Code civil congolais des obligations (Livre III).
12PINTO R et GRAWITZ M. op.cit. ,p. 289
13GOODE J.W et HAT P.K op.cit.,p.
14Mathieu GUIDERE, op.cit., p. 226
5.1. Délimitation spatiale
Cette étude s'inscrit dans le cadre géographique
de la République Démocratique du Congo, en se focalisant sur le
système juridique national notamment le droit numérique
congolais. Elle prend en compte les textes de lois internes, les pratiques
judiciaires observées dans les juridictions ainsi que l'influence des
nouvelles formes de contrat qui émergent
5.2. Délimitation temporelle
Sur le plan temporel, l'analyse ouvre principalement la
période allant de 2023(année de mise en vigueur du code du
numérique congolais) jusqu'à ce jour, ce qui a amené des
évolutions importantes dans la rédaction des nouvelles formes de
contrat et sa valeur probante face aux formes de contrat classique ou par
écrit sur papier néanmoins un bref retour sur la période
antérieure notamment lors du règne de la loi sur les transactions
électroniques de 2011 bien que abrogé et remplacé par
l'actuel code du numérique nous permettra de comprendre
l'évolution et les faiblesses du systèmes congolais en la
matière.
6.ANNONCE DU PLAN
Outre l'introduction et la conclusion la présente
étude s'articule autour de deux chapitres. Le premier définit le
contrat électronique et son régime juridique. Le second analyse
la valeur probatoire de ce contrat dans le droit congolais.
DETAILLE
7.PLANDÉTAILLÉ
Chapitre I : Le contrat électronique et
son régime juridique en droit congolais
?Section 1 : Notion et formation du contrat
électronique
- Paragraphe 1 : Notion du contrat électronique
- Paragraphe 2 : formation du contrat électronique
?Section 2 : Cadre juridique et reconnaissance légale
- Paragraphe 1 : cadre juridique régional et
international
- Paragraphe 2 : reconnaissance légale en droit
congolais
Chapitre II : La preuve du contrat
électronique en droit congolais
?Section 1 : Principes classiques de preuve en droit congolais
- Paragraphe 1: la primauté de l'écrit dans
l'administration de la preuve
- Paragraphe 2 : les autres modes de preuve reconnus
?Section 2 : constitution et validité de l'écrit
électronique
- Paragraphe 1 : constitution de l'écrit
électronique
- Paragraphe 2 : la valeur probante de l'écrit
électronique
8.BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE ØLUTUMBA
WA LUTUMBA, Droit Civil les obligations, MES , Kinshasa
2020 ØKALONGO MBIKAYI, Droit civil des obligations, CRDJ
ØZANGISI MOPELE, Droit de la preuve, édition 2024
ØOHADA, Acte uniforme relatif au droit commercial
général, 2010 ØOrdonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023
portant code du numérique ØCode civil congolais (Livre III)
relatif aux obligations ØPINTO R et GRAWITZ M. Méthode
recherche des sciences sociales, éd, Dalloz, Paris , 1971
ØKUYUNGA B et SHOMBA K, Initiation aux méthodes de recherche
en sciences sociales, éd, P.U.Z Kinshasa 1995 ØMathieu
GUIDERE, Méthodologie de recherche , Guide du jeune chercheur en lettre
, langues , sciences humaines et sociales ,Paris, éd. Ellipse ,2004
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