Paragraphe 3. L'accès aux technologies moins
coûteuses et adaptées
L'intensification des relations de commerce et
d'investissement avec les pays BRICS s'accompagne de transfert de technologies
et de renforcement des compétences. En raison de la faible
différence de niveau technologique entre les pays africains et certains
pays BRICS par rapport aux partenaires traditionnels, les pays africains
pourraient tirer de grands bénéfices de l'importation des
technologies en provenance des BRICS. Ceci pourrait s'avérer rentable
sur de multiples plans parce que ces technologies pourraient être
relativement moins coûteuses, moins sophistiquées et plus
adaptées aux besoins et aux exigences des pays africains.
En outre, les compétences humaines nécessaires
à l'utilisation et à l'adoption des nouvelles technologies qui
proviennent de la Chine, de 1'Inde, du Brésil et de 1'Afrique du Sud
sont, semble-t-il, plus facilement assimilables. D'après l'OCDE, les
partenariats «entre des entreprises chinoises et africaines peuvent
faciliter le transfert de technologie, conférer une valeur
ajoutée aux exportations africaines et aider les entreprises africaines
à se positionner avantageusement sur les marchés mondiaux. »
.
La Chine soutient également la recherche et
l'innovation en Afrique en construisant des centres technologiques et en
envoyant sur le continent des scientifiques qui procèdent à des
transferts de technologies comme l'a mis en évidence le FOCAC de 2009.
L'Inde, aussi, procède à des transferts de technologies à
travers les projets portant sur le Pan-African E Network entre les
universités et les centres de santé indiens et africains. Le
Brésil, à travers sa coopération technique, contribue au
progrès social et économique des partenaires africains en
partageant ses enseignements, ses connaissances provenant d'expériences
réussies et ses bonnes pratiques. L'agriculture tropicale est un domaine
majeur de la coopération brésilienne avec des partenaires
africains.
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Par l'intermédiaire de sa société de
recherche en agronomie (Embrapa) et dans le but de renforcer la
productivité et la production de coton des pays
bénéficiaires par le transfert de technologies
brésiliennes, il a fourni de l'assistance technique aux pays du groupe
Coton-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad). Le Brésil a aussi
rendu son savoir-faire accessible à plusieurs autres pays africains
désireux de développer leur secteur agro
énergétique.72 De même, la Chine a signé
en décembre 2011, un accord avec ces quatre pays producteurs africains
de coton, pour renforcer la coopération en matière de production
cotonnière. Cette coopération comprendra des transferts de
technologies, une assistance technique dans la recherche, l'approvisionnement
en semences, machines agricoles, engrais et pesticides et le financement de
projet de formation, ainsi que des échanges d'expériences, dans
le but d'améliorer la connaissance des entrepreneurs chinois du textile
à l'égard de l'Afrique, et pour encourager le secteur textile
chinois à investir des capitaux en Afrique. Les investissements des pays
BRICS en Afrique ont des effets globalement positifs et seront essentiels pour
répondre aux besoins croissants de cette région et pour y
promouvoir le développement économique.
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