I.4.2.2. L'analyse de
l'entreprise
L'analyse de l'entreprise va se forcer d'expliquer et
d'apprécier l'ensemble des spécificités de l'entreprise.
Elle ne se limite pas aux aspects financiers propres à l'entreprise,
mais prend aussi en compte des aspects économiques.
Une appréciation des opportunités, des menaces
de l'environnement ainsi que les forces et les faiblesses de l'entreprise,
s'avèrent indispensables pour anticiper d'éventuelles
difficultés. Toutes ces informations sont requises par une banque afin
de réduire son risque de non remboursement.
Eventuellement, l'analyse détaillée permettra
à la banque de collaborer ses premières conclusions. Les
résultats de cette analyse détaillée sont donc bien
évidement d'une grande importance. Il s'agit d'un élément
fondamental quant à la décision finale de l'établissement
de crédit.
I.4.2.3. Les relations
bancaires
L'établissement de crédit détermine
également sa décision en fonction de l'historique de ses
relations avec les dirigeants de l'entreprise qui démontrent ou non leur
capacité à mener à pied leurs différents
projets.
Les garanties professionnelles ou/et personnelles des
associés ou du dirigeant sont aussi des éléments qui
contribuent à recevoir une décision favorable de la part de la
banque sollicitée.
I.4.2.4. La
décision
La décision implique non seulement le chargé de
clientèle (en charge du compte de l'entreprise), mais aussi le
comité de crédit ou le comité des engagements de
l'établissement de crédit.
Une synthèse du dossier de l'entreprise est
communiquée au comité de crédit à qui il revient la
responsabilité d'accorder ou non le financement demandé par
l'entreprise. Le chargé de clientèle est susceptible d'être
sollicité pour fournir, le cas échéant, les
éclaircissements d'une entreprise.
I.4.3. Crédit et risque
Faire crédit, c'est prendre des risques de non
remboursement, de liquidité, de taux d'intérêt. L'analyse
des risques pris, en décidant d'un crédit, est une partie
intégrante du métier de banquier.
Pour les entreprises, l'appréciation s'effectue
notamment à partir de l'analyse des perspectives d'évolution de
la situation économique générale. Elle dépend aussi
du type de crédit demandé, du projet qu'il s'agit de financer.
Pour les particuliers, l'appréciation s'effectue principalement en
fonction des capacités de remboursement de l'emprunteur.
La décision dépendra également des
garanties qui peuvent être apportées par l'emprunteur, en cas de
défaillance de sa part. Elles peuvent être constituées par
des suretés qui peuvent porter selon les cas et les types de
crédit, sur des biens meubles ou sur des créances, sur des biens
ou des droits immobiliers. Les suretés les plus
utilisées sont le nantissement, cautionnement et
l'hypothèque.
En plus de ces suretés réelles, la banque peut
demander des garanties personnelles. La totalité ou l'ensemble du
patrimoine d'un tiers sert de garanties pour les dettes d'un débiteur.
C'est lorsque les biens personnels d'un entrepreneur servent de garanties pour
le crédit destiné à son entreprise.
Selon B.Trad (2011.p.311)"le risque économique couvre
aussi bien une dépréciation monétaire qu'absence des
devises se traduisent par des fonds de paiement."
Selon Siruguet J. (2007.p.93)."Le risque
d'insolvabilité sont employés sous formes de prêts dont le
remboursement permet celui des ressources."
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