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Le contrôle des deniers publics dans les contrats publics des entreprises publiques au Cameroun


par Basile Martinien ONDOA OMGBA
Université de Douala - Master 2 en Droit Public Interne 2021
  

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B- LE ROULEMENT DE LA CONAC

La Commission Nationale Anti-Corruption représente l'une des matérialisations les plus fortes de la vision gouvernementale de lutte contre la corruption. Placée sous l'autorité du Président de la République, la CONAC est un organisme public indépendant chargé de contribuer à la lutte contre la corruption. Son action quotidienne repose sur des leviers organiques que sont la prévention et la communication, les études et la coopération et enfin, les investigations. Fortement empreinte de pédagogie, elle se nourrit de la triade : agir efficacement sur notre environnement, agir efficacement sur les groupes, agir efficacement

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sur les individus. La CONAC a un mode de fonctionnement (1) propre qui guide ses activités (2).

1) Le fonctionnement de la Commission

Le Comité de Coordination est l'organe délibérant de la CONAC. Il se réunit au moins une fois par mois sur convocation du Président de la Commission. Il ne peut valablement délibérer qu'en présence des deux tiers de ses membres. Ses décisions sont prises à la majorité simple des membres présents. En cas de partage des voix, celle du Président de la Commission est prépondérante. Les membres de la Commission ont un droit d'accès à tous les services publics, parapublics et privés afin d'accomplir leur mission. En cas de nécessité, ils peuvent requérir toute autorité publique, tout responsable des forces du maintien de l'ordre, tout officier de police judiciaire ou officier ministériel. Tout refus de collaboration est susceptible d'entraîner des poursuites disciplinaires ou administratives.

En cas de constatation d'actes ou de faits de nature à être qualifiés de corruption ou de toute infraction connexe, la Commission transmet le dossier au Président de la République pour les décisions appropriées. Toutefois, lorsqu'il s'agit d'un flagrant délit, le Président de la Commission fait appel aux services compétents de l'Etat ; il peut saisir directement le Ministre Chargé de la Justice. Le Président de la Commission et les membres du Comité de Coordination peuvent suivre les poursuites devant les tribunaux. Chaque mission de la Commission donne lieu à la rédaction d'un rapport adressé au Président de la République et aux administrations chargées de la mise en oeuvre de ses recommandations. La Commission élabore à la haute attention du Président de la République un rapport annuel sur l'état de la lutte contre la corruption. Ce rapport est rendu public.

2) Les activités opérationnelles de la CONAC

Le programme d'activités de l'année 2008 a été élaboré et adopté par le Comité de Coordination en ses sessions des 18 décembre 2007 et 15 janvier 2008. Ce programme a prévu : la mise en place des structures et du personnel ; l'exploitation des dénonciations et informations collectées ; l'information, l'éducation et la sensibilisation du public pour changer les mentalités dans le but d'éradiquer la corruption ; le renforcement des capacités ; le développement du partenariat avec les organismes nationaux et internationaux de lutte contre la corruption ; la constitution d'un fonds documentaire ; le suivi et l'évaluation de l'application effective du Plan Gouvernemental de Lutte Contre la Corruption ; l'amélioration

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du système actuel des Marchés Publics gangrené par la corruption ; le contrôle effectif de l'exécution des projets sur le terrain ; l'étude des circuits de la dépense et des recettes publiques ; l'organisation des rencontres sectorielles, l'élaboration des codes de conduite et des contrôles inopiné, afin de juguler et d'éradiquer le phénomène de la corruption.

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