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Le notariat congolais face au droit OHADA


par Akim Mostidi MBIKILA KOMBO
Université libre de Matadi "ULIMAT" - Master en droit privé et judiciaire  2025
  

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· Mécanismes d'application spécifiques à la RDC

Pour matérialiser cette transition, le pays déploie des outils structurels :

Ø L'ancrage institutionnel et légal : Utiliser les bases de la loi sur le notariat libéral combinées aux exigences de la Stratégie nationale de cybersécurité.

Ø La formation spécialisée : Former la nouvelle génération de notaires au droit du numérique. Des initiatives comme l'école nationale de notariat à Kinshasa intègrent désormais des compétences technologiques obligatoires.

Ø L'adaptation à l'infrastructure énergétique : Concevoir des applications notariales mobiles "low-bandwidth" (faible consommation de données) capables de fonctionner hors ligne, avec synchronisation différée, pour pallier le déficit d'Internet et d'électricité dans certaines provinces.

Ø Le déploiement progressif (Projets Pilotes) : Tester d'abord les outils dans les grandes villes (Kinshasa, Lubumbashi) -- comme cela a été fait avec succès pour les logiciels judiciaires SIGAJ et SIGM -- avant de les étendre au reste du territoire national123(*).

Au vu de ce qui précède, il nous importe d'approfondir la mise en oeuvre de ces mécanismes en RDC, de manière structurelle, technique et opérationnelle axée sur la réalité du terrain congolais.

A. L'adaptation technique : Du "Cloud Souverain" à la réalité locale

Le déploiement des forces (centralisation, interopérabilité) se heurte aux réalités de la connectivité en RDC.

v L'architecture décentralisée-synchronisée : Contrairement au modèle français entièrement centralisé sur un réseau haut débit, la RDC doit adopter une architecture hybride. Les offices notariaux de l'arrière-pays doivent utiliser des bases de données locales capables de fonctionner hors ligne. La synchronisation avec le registre centralisé à Kinshasa se fait automatiquement dès qu'une connexion (3G/4G ou VSAT) est stable.

v La souveraineté des données foncières et civiles : L'article 41 du Code du numérique de 2023 impose l'hébergement des données étatiques sensibles sur le territoire national. Pour éviter les coûts d'infrastructures lourdes, la RDC doit adapter le mécanisme en mutualisant le stockage du cyber notariat avec les infrastructures de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications ou les centres de données certifiés par l'ARPTIC, garantissant que les titres de propriété congolais ne dépendent d'aucun serveur étranger.

* 123 https://droitnumerique.cd/mise-en-place-dun-systeme-integre-de-gestion-informatisee/

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