WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La preuve du contrat électronique sous l'ère du numérique en droit congolais


par Franck Edji Songo
Université de Kinshasa - Licence 2025
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

B. Formes de signature électronique

Le code du numérique prévoit initialement qu'une forme de signature électronique dont la forme simple ouqualifiée. Mais après des recherches nous avons découvert d'autres formes de signature électroniques dont la signature manuscrite numérisée, la signature biométrique, l'utilisation combinée d'une carte et d'un code secret et enfin, la signature numérique ou digital que nous analyserons en détail.

1. La signature électronique simple ou qualifiée

La signature électronique qualifiée est celle qui résulte d'un procédé fiable d'identification qui garantit son lien avec l'acte auquel elle se rattache de telle sorte que toute modification ultérieure dudit acte est détectable. La signature électronique qualifiée liée à un certificat électronique a la même force probante que la signature manuscrite80.

2. La signature manuscrite numérisée

Le mécanisme de signature électronique le plus sommaire est celui qui consiste à numériser une signature manuscrite. A cet effet, il suffit de scanner le graphisme de manière à le convertir en fichier électronique. L'image électronique ainsi obtenue peut-êtreenregistrée dans la mémoire d'un ordinateur ou sur un support magnétique mobile81

79LUTUMBA WA LUTUMBA :op.cit.,p,505

80art. 104,108 et 110 de l'Ordonnance-loi no23/10 du 13 mars 2023 portant code du numérique

81 D. Mougenot,  « Droit de la preuve et technologies nouvelles, synthèses et perspectives », CVP XIX,1997,p,45

Ainsi, il est loisible au signataire de copier l'image dans un autre fichier et ensuite d'imprimer le document signé. Si l'imprimante et le papier sont de qualité, le résultat final Ressemble, de manière confondante àl'original.

Il saute aux yeux de la force du procédé et la simplicité constituent une faiblesse parce quequoiqu'oncques dispose d'un spécimen papier de signature ou d'accès au système ou support magnétique sur lequel celle-ci est stockée peut, lui aussi, la produire avec le même succès.

3. Signature biométrique

La science biométrique s'intéresse aux caractéristiques physiques des personnes, susceptibles de les identifier dans leur individualité. Parmi d'autres procédés, on peut citer l'examen des empreintes digitales/dactyloscopie ou des vaisseaux sanguins de la rétine de l'oeil (rectoscopie), la reconnaissance vocale ou encore la reconnaissance dynamique de la signature (analyse non du graphisme tel, mais de la manière dont il est tracé ; vitesse ; mouvements, ; pression sur la plume) pourvu que la particularité biométrique soit liée à un individu et le lien établi soit sécurisé, ces méthodes peuvent remplir une fonction d'identification pour les applications diverses et notamment, à des fins de signature.

Tous ces facteurs expliquent pourquoi les procédés de signatures biométriques sont actuellement très peu utilisés dans les transactions sur les réseaux. Au demeurant, si les procédés biométriques permettent d'identifier l'auteur de la signature, on estime en général qu'ils ne garantissent pas nécessairement l'expression concrète de son consentement. La certitude de l' « animus signandi » dépendra largement de la fiabilité du système technique et de la procédure d'ensemble dans laquelle s'intègre l'application81.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme