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Education des enfants et société:relations complémentaires ou conflictuelles. Interroger la conscience de l'éducateur face à la société

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par Anne-Carole Boquillon
Université de Tournai - Graduat éducateur spécialisé 2008
  

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Education des enfants et société : relations complémentaires ou conflictuelles ?

Interroger la conscience de l'éducateur face à la société

SOMMAIRE

1 INTRODUCTION 2

2 LA SOCIÉTÉ ET L'ÉDUCATION 4

2.1 LES GRANDS CHANGEMENTS DE LA SOCIÉTÉ 4

2.1.1 L'AUTORITÉ 4

2.1.1.1 L'autorité au temps de la pédagogie noire 5

2.1.1.2 L'autorité aujourd'hui 6

2.1.2 LA FAMILLE ET L'ÉCOLE 9

2.1.3 LA PRÉCARITÉ ET L'EXCLUSION 11

2.1.4 LA RECHERCHE DE LA NORMALITÉ 13

2.2 L'ASSISTANCE 15

2.2.1 LES MESURES JUDICIAIRES 15

2.2.2 LES RISQUES DE L'ASSISTANCE 16

2.2.3 LA PLACE DES SENTIMENTS QUAND ON SÉPARE ENFANT ET PARENTS 18

2.3 LE MODERNISME 20

2.3.1 LE MATÉRIALISME 21

2.3.2 L'EFFET DE LA TÉLÉVISION 22

2.3.3 L'EFFET DE L'INFORMATIQUE 24

3 LA SOCIÉTÉ ET LES ENFANTS 26

3.1 LA RECHERCHE DE L'AUTONOMIE 26

3.2 LE VÉCU DES ENFANTS 29

3.2.1 LA SOUFFRANCE DE L'ENFANT 30

3.2.1.1 La démotivation 32

3.2.1.2 Les enfants tyrans 33

3.2.1.3 L'hyperactivité 35

3.2.2 LA VIOLENCE 36

3.2.3 LA MALTRAITANCE 37

3.2.3.1 Quand la société veille 37

3.2.4 L'AUTODESTRUCTION 39

3.2.4.1 Les tentatives de suicide 39

3.2.4.2 L'alcool 40

3.2.4.3 La drogue et Les médicaments psychotropes 41

3.2.4.4 Les troubles des comportements alimentaires 42

3.2.4.5 Les jeux dangereux, sources de sensations intenses 43

3.3 LA MÉDICALISATION 44

4 LA SOCIÉTÉ ET LES ÉDUCATEURS : 46

4.1 LE RAPPORT À LA LOI 46

4.2 LE TRAVAIL DE L'ÉDUCATEUR 48

4.3 L'ACCOMPAGNEMENT 50

4.3.1 LA PLACE DU LANGAGE 51

4.3.2 LES DÉRIVES DU MÉTIER 52

4.4 LEUR PLACE PAR RAPPORT AUX AUTRES INTERVENANTS 54

5 CONCLUSION 56

6 BIBLIOGRAPHIE 59

6.1 COURS 59

6.2 LIVRES 59

6.3 INTERNET 60

1 INTRODUCTION

De nos jours, il semble qu'il y ait un problème dans l'éducation des enfants. De nombreuses personnes se plaignent que les enfants sont mal élevés, qu'ils sont impolis, fainéants, la liste est longue. Ceci n'est pas uniquement un phénomène subit par un seul pays, mais bien généralisé dans les pays civilisés, où le développement de la qualité de vie est important. Ce phénomène de société porte évidement en son nom la principale raison de son développement, c'est-à-dire que c'est la socialisation des peuples qui est la génératrice de ce processus.

Je souhaiterais baser mon travail de fin d'études sur ce phénomène de société qui accablent la population. Ce sujet est également un point central de mon futur métier d'éducatrice. En effet, dans une époque où l'éducation est montrée du doigt, où de nombreux éducateurs sont sollicités pour accompagner des personnes en souffrance, il me semble nécessaire d'interroger notre objectif éducatif. Pouvons-nous affirmer que toutes ses mesures que nous prenons sont réellement efficaces, nécessaires, et surtout nous mènent-elles à l'objectif désiré ? Ne risque-t-on pas, en tant que futur éducateur, de tomber dans des excès dus à la société et à la normalisation ? Pourrions-nous affirmer faire notre métier avec notre coeur, dans la même volonté d'aider son prochain à franchir les difficultés de la vie ?

Nous avons vu au cours des trois années d'études les différents systèmes éducatifs, les différentes théories psychologiques, les différentes lois qui se sont établis au fur et à mesure des générations successives, avec à chaque fois une volonté de changement de la vie en général, pour l'amélioration de celle-ci.

L'étude des différents systèmes éducatifs m'a d'autant plus intéressé par le fait que, malgré tous les efforts fournis pour améliorer les « défauts » de l'éducation, la population est de plus de plus désorientée dans le choix de l'éducation des enfants. Certains se réfèrent à l'éducation qu'ils ont reçus, d'autres préfèrent complètement nier l'influence de leur propre éducation en éduquant leurs enfants différemment de ce qu'ils ont vécu.

Différentes théories d'éducation traversent le monde également. Celles-ci se sont basées sur la connaissance de l'enfant qui a été acquise au fur et à mesure des années. Nous avons vu, ces dernières années, certaines théories et modes de pensée : Piaget, avec la psychologie de l'enfant, Winnicott, avec le processus de maturation de l'enfant et la préoccupation maternelle primaire, Sigmund Freud, et ses théories sur l'inconscient et des pulsions, Mélanie Klein avec les stades de la libido de l'enfant à l'adulte, pour ne citer que ceux-là, la liste étant très longue et non exhaustive. Ces différentes théories font que l'on a porté, à mesure que les générations passent, de plus en plus d'attention au développement de nos enfants, tant physique que psychique. L'enfant est devenu le centre des préoccupations dans la société.

La société, pour protéger l'enfant, a établi de plus en plus de lois pour son bien, sa protection. Nous avons, comme exemple, les droits des enfants (1989), les droits des jeunes (dans le décret de l'aide à la jeunesse 1991) et le code de déontologie (1997) qui touche plus spécialement les intervenants auprès d'enfants. Ces lois, qui pourtant ont été créée pour la protection de l'enfant, se trouvent malgré elles en décalage avec la société moderne. Elles peuvent être, d'un côté très sécurisantes et rassurantes, mais de l'autre, elles peuvent être enfermantes, catégorisantes.

Nous sommes actuellement à la recherche de la recette miracle pour une éducation réussie. Beaucoup de gens se documentent, de nos jours, afin de réussir à élever leur propre enfant. C'est comme dans un livre de cuisine : dans certains livres, on y trouve « ce qu'il faut absolument faire » et « ce qu'il ne faut surtout pas faire » pour avoir un « enfant parfaitement éduqué », étapes par étapes, comme on aurait toutes les explications pour avoir une dinde cuite parfaitement.

Mais nous sommes en position de se demander si cette recette miracle existe réellement. Est-ce que toutes nos actions mises en place pour accompagner les personnes en souffrance véhiculent vraiment un côté positif ? N'essayons-nous pas de faire changer la nature des choses en vain face au destin ? Et surtout, ne risque-t-on pas d'aggraver certaines choses en voulant les arranger ?

En tant que future éducatrice spécialisée, je m'interroge sur le bien fondé de certaines actions que nous mettons en oeuvre dans l'accompagnement professionnel. Pourrais-je vivre ma carrière en gardant une bonne conscience ? Pourrais-je rentrer chez moi après une journée de travail en me disant que je n'ai en aucun cas nuis à la personne accompagnée ? Que je ne l'ai pas emmené sur une voie prédéfinie par la société qui ne correspondait pas à la sienne ?

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