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Accessibilité aux produits des institutions de micro finance et la gestion des risques y afférents

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par Emmanuel SANOU
Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion (ISIG) - Diplôme de Technicien Supérieur en Finances Comptabilité 2005
  

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Appel aux couturier(e)s volontaires

TROISIEME PARTIE : CONSTATS ET SUGGESTIONS

Au terme des deux mois de stage à l'URCPO, nous souhaiterions faire des constats et des suggestions.

I. CONSTATS

· l'économie monétaire est une nouvelle pratique (réalité) qui s'est imposée dans les pays sous développés en suppression du troc. Les premières structures financières n'ont pas su intégrer toutes les couches sociales dans ce nouveau système. Là réside l'avantage des mutuelles et coopératives d'épargne et de crédit sur les banques. En effet, l'essor des coopératives d'épargne et de crédit est lié à l'établissement des garanties accessibles et des services financiers de proximité aux pauvres. Cette analyse de l'accessibilité aux produits des coopératives d'épargne et de crédit renferme une réalité qui d'une part n'a pas été clairement définie aux membres ou d'autre part, se présente pour eux comme une situation incontournable. En effet, le coût du crédit surtout à long terme est très élevé et avoisine au coût de l'usure. Par démonstration, le taux d'un crédit de 5 ans est le suivant :

Formule de calcul :

Intérêt = prêt x taux x durée

Taux annuel = 10%

Taux quinquennal = 10% x 5 = 50%.

Cette démonstration ainsi faite sur le coût n'est pas une nouvelle donne. Par illustration, dans le domaine commercial, le grossiste par ses facilités d'accès aux produits de grande quantité bénéficie des conditions favorables d'achat par rapport au détaillant qui souvent se ravitaille auprès du grossiste. Ce qui explique la différence des coûts. Par simulation, nous pouvons considérer les banquiers comme grossiste et les mutuelles et coopératives comme les détaillants.

· la durée des crédits à court terme est, aux yeux de la population, très brève car il ne permet pas aux acteurs d'agir sur le marché avant les premières échéances de remboursement.

De plus, le plafond du crédit est de 15.000.000 F à l'URCPO. Or, plusieurs membres ont des besoins supérieurs à la norme fixée par la politique de crédit. Ces membres sont obligés d'aller vers les banques pour satisfaire leurs besoins. Ce qui donne plus de poids aux concurrents que sont les banques.

· la majorité des institutions de base effectue leurs opérations comptables manuellement, sur de nombreux documents. N'ayant pas d'archiviste, ces documents, nécessaires au contrôle, disparaissent, avant les échéances prévues entraînant de grandes différences de solde. Ce qui est une entorse grave aux règles comptables.

Par ailleurs, les employés sont polyvalents et ont une notion en gestion. Pour ce faire, la répartition des tâches n'est pas clairement définie. Par conséquent, lors des contrôles, il est très difficile de situer les responsabilités.

§ l'URCPO dans le processus de gestion des risques supporte des coûts qui pèsent sur la situation financière. Cela s'explique par le fait que les caisses sont installées sur une large étendue géographique distante les unes des autres.

§ l'Etat a élaboré des textes et règlements dans le cadre de la gestion des institutions de micro finance et les a exonéré de tout impôt et taxe. Mais, en ce qui concerne l'URCPO, elle ne bénéficie d'aucune subvention pour faire face à ses risques. Pourtant, l'une de ses politiques de base est la lutte contre la pauvreté.

II. SUGGESTIONS

Suite à la libération du secteur de la micro finance, les banques en tant que grossiste de l'activité monétaire ont acquis les deux volets que sont : l'accessibilité et le moindre coût. Ce qui risque de changer la tendance qui est l'affluence de la clientèle en quête de financement dans les caisses populaires.

Pour faire face à cette concurrence, l'URCPO devrait créer en son sein, un service marketing pour attirer les clientèles de toutes catégories et élaborer des stratégies pour mieux faire connaître ses produits. Un réajustement du coût des crédits à long terme est aussi nécessaire.

Dans l'organisation interne du service, il est nécessaire de créer une section de gestion et de contrôle des ressources humaines. Cela, dans l'intention de spécifier les tâches de chaque employé dans le sens de la responsabilité.

En outre un archiviste dans les caisses non encore informatisées serait un moyen de sécurisation des documents de preuve.

N.B : la bonne gestion des ressources humaines est l'une des stratégies les plus importantes dans la gestion du risque.

Pour une bonne gestion des risques, l'URCPO devrait adapter constamment son système comptable à l'évolution des sciences et techniques. En effet, l'adaptation passe par la précision des comptes de charges. Ainsi, par comparaison au système comptable des entreprises commerciales, le compte d'amortissement et provision fonctionnerait comme suit :

· dans les IMF on a : 66 Amortissement et provision dans les institutions de micro finance ;

· dans les entreprises commerciales on a : 68 amortissements, 69 provisions.

Une révision de ce système comptable pourrait éviter d'énormes pertes financières au sein de l'institution.

CONCLUSION GENERALE

Le réseau des caisses populaires du Burkina, structure de coopérative d'épargne et crédit, a en son sein des institutions décentralisées à capacité de financement. Il en compte cent vingt deux de structures de base, cinq unions régionales et une fédération.

L'union régionale des caisses populaires de l'ouest est une des structures décentralisées dans laquelle nous avons effectué notre stage de fin de cycle. En effet, dans la réalisation de sa mission elle offre le crédit, principal produit auquel sont rattachés l'épargne, le transfert et la domiciliation des salaires. C'est ainsi que la bonne gestion des risques liés au crédit est considérée comme un moyen de sécurisation de l'épargne. Dans les activités financées par l'URCPO, le secteur primaire et secteur informel sont ceux qui occupent le plus de population défavorisée. Mais, plusieurs facteurs tels que la pluviométrie et la fluctuation des prix sur le marché des produits agricoles, empêchent les producteurs d'entrer en possession du capital investi. Ce qui engendre une réticence au niveau des structures financières. Avec la libéralisation du secteur de la micro finance, quelles sont les perspectives d'avenir en matière de ressources de financement du secteur primaire ?

Sur le plan professionnel, ces deux (02) mois de stage à l'URCPO, nous a permis d'approfondir nos connaissances dans le domaine de la comptabilité et plus précisément sur la gestion des risques liés au crédit dans les institutions de micro finance.

Sur le plan social, les conditions de travail, les rapports entre stagiaires et travailleurs sont forts appréciables. Il s'agit du sentiment de fraternité humaine qui nous impose le respect d'autrui et l'oubli de soi.

Pour finir, ce stage nous a permis de connaître non seulement nos responsabilités immédiates mais aussi les exigences futures de toute vie en société quelle que soit notre carrière.

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES INTERNES

· PAMEF, « Nature et particularité des coopératives d'épargne et de crédit » ;

Module A, 3e édition, 2003, Développement international Desjardins.

· PAMEF, « Structure et organisation des coopératives d'épargne et de crédit »;

Module B, 3e édition, 2003, Développement international Desjardins.

· PAMEF, «Gestion et analyse financière des coopératives d'épargne et de Crédit » ; Module C, édition 2003. Développement international Desjardins.

· PAMEF, « La surveillance des coopératives et de crédit » ;

Module F, édition 2003. Développement international Desjardins.

· PAMEF, « L'impact des coopératives d'épargne et de crédit au Burkina Faso (cahier 19) » ; édition 2002. Développement international Desjardins

RAPPORT DE STAGE

· Rapport de fin de 1er cycle,

Mr Zoungrana René ; THEME : « Opérations de compensation entre la BCEAO et les Banques de second rang » ; Soutenu à l'ISIG Bobo.

EXTRAITS ET DOCUMENTS DIVERS

· Rapports de contrôles effectués dans les caisses.

Sommet global du micro crédit 2006 tenu du 12-15 novembre

· www.globalmicrocreditsummit2006.org

· www.mi-creditsummit.org

· www.procomptable.com

ANNEXES

ANNEXES 1: Organigramme de l'URCPO

ANNEXES 2: URCPO Situation portefeuille crédit (statistique)

ANNEXES 3 : Compte d'exploitation mensuelle

ANNEXES 4: Contrat de prêt

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GENERALE 7

PREMIERE PARTIE : PRESENTATION GENERALE DU RCPB 9

CHAPITRE I: GENERALITES SUR LE RCPB 10

I .HISTORIQUE 10

I .HISTORIQUE 11

I.1. LES ORIGINES INTERNATIONALES DU RCPB 11

I.2. LES ORIGINES NATIONALES DU RESEAU 12

II. LA SITUATION ACTUELLE 14

II.1. STATUT JURIDIQUE 14

II.2. LES MISSIONS DU RCPB 14

II.3. LES RESSOURCES 15

II.4. L'ORGANISATION GENERALE DU RCPB 16

III. LA CONTRIBUTION DU RCPB DANS L'ECONOMIE NATIONALE 19

CHAPITRE II:PRESENTATION DE L'URCPO 20

I. FONCTIONNEMENT DES ORGANES ET SERVICES 21

I.1. LES ORGANES DE GESTION 21

I.2. LES SERVICES DE L'URCPO 23

II. LES PRODUITS OFFERTS PAR L'URCPO 26

II.1. L'EPARGNE 26

II.2. DOMICILIATION DE SALAIRE 28

II.3. LES TRANSFERTS DE FONDS 28

II.4. LE CREDIT 28

DEUXIEUME PARTIE : L'ACCESSIBILITE AUX PRODUITS DES INSTITUTIONS DE MICRO FINANCES ET LA GESTION DES RISQUES Y AFFERENTS 33

CHAPITRE I : CONDITI'ACCES ET DE GESTION DU CREDITI. LE PROCESSUS D'OCTROI DU CREDIT 34

I. LE PROCESSUS D'OCTROI DU CREDIT 35

I.1. LES CONDITIONS D'OUVERTURE D'UN COMPTE 35

I.2. LES CONDITIONS D'ACCES AU CREDIT 35

I.3. LA COLLECTE DES DONNEES RELATIVES AUX EMPRUNTEURS 36

I.3.1.1. LE TAUX 36

I.3.1.2. LES FRAIS DE GESTION 37

I.3.1.3. LES FRAIS DE DOSSIERS 37

I.3.1.4. LE REGIME DE PREVOYANCE EN CREDIT (RPC) 37

I.3.1.5. L'EPARGNE NANTIE 37

I.3.1.6. LES GARANTIES 38

I.3.2.1. LE COMPTE D'EXPLOITATION MENSUEL (confère annexe 3) 38

I.3.2.2. LE BUDGET FAMILIAL ANNUEL 38

I.4. L' ANALYSE ET LA VALIDATION DES DONNEES 40

I.5. L'AUTORISATION D'OCTROI DU CREDIT 40

I.6. L'ADMINISTRATION DU CREDIT 41

II. LA GESTION COMPTABLE ET FINANCIERE DU CREDIT 42

II.1. LA GESTION COMPTABLE 42

II.1.1.1. IMPUTATION COMPTABLE DES CHARGES PREALABLES A L'OCTROI DU CREDIT : 43

II.1.1.2. LE VERSEMENT DES FONDS OCTROYES EN CREDIT 44

II.1.4.1. LEPROVISIONNEMENT DES CREDITS SOUFFRANTS 45

II.1.4.2. LE TRANSFERT DE CREDIT SOUFFRANT EN CREDIT RADIE 46

II.1.4.3. LE RECOUVREMENT DES PRETS RADIES 47

II.2. LA GESTION FINANCIERE 47

II.2.1.1. DEFINITION 47

II.2.1.2. LES RATIOS PRUDENTIELS 48

II.2.2.1. LE SUIVI 49

II.2.2.2. LE RECOUVREMENT DES CREDITS EN DIFFICULTE 50

CHAPITRE II: LA GESTION DES RISQUES 52

I. L'IDENTIFICATION DES RISQUES 53

I.1. LES RISQUES INTERNES 53

I.2. LES RISQUES EXTERNES 54

I.2.2.1. LES FACTEURS SOCIAUX 55

I.2.2.2. LES FACTEURS POLITIQUES 56

I.2.2.3. LES FACTEURS LIES AU CREDIT DE PROTOCOLE 56

II. LE CONTÔLE DE GESTION DES RISQUES 56

II.1. LE CONTROLE INTERNE 57

II.2. LE CONTROLE EXTERNE 59

TROISIEME PARTIE : CONSTATS ET SUGGESTIONS 60

I. CONSTATS 61

II. SUGGESTIONS 63

CONCLUSION GENERALE 64

BIBLIOGRAPHIE 65

ANNEXES 66

TABLE DES MATIERES 67

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