WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse diagnostique de la Centrale d'Echange d'Informations des institutions de microfinance du Bénin

( Télécharger le fichier original )
par Brice Comlan HOUNYE
Institut Supérieur Panafricain d'Economie Coopérative ( ISPEC) - Master en Microfinance 2008
  

sommaire suivant

INSTITUT SUPERIEUR PANAFRICAIN D'ECONOMIE COOPERATIVE

(INSTITUT D'INTEGRATION REGIONALE)

01B.P. 1236 R. PR COTONOU - REPUBLIQUE DU BENIN

TEL : (229) 21 33 06 39 FAX : (229) 21 33 15 06

E-mail : ispec@intnet.bj site web : www.ispec.bj

MEMOIRE

DE MASTER EN MICROFINANCE

3ème PROMOTION

THEME

ANALYSE DIAGNOSTIQUE DE LA CENTRALE D'ECHANGE D'INFORMATIONS DES INSTITUTIONS DE MICROFINANCE DU BENIN

Présenté et soutenu par : Sous la direction de :

Brice C. HOUNYE Pr Magloire LANHA

Avec la collaboration de :

Dr Martial LIPEB

Année académique 2007-2008

COMPOSITION DU JURY

PRESIDENT

KAMDEM Emmanuel

Docteur ès Sciences Economiques et Coopératives

MEMBRES

AKPO Pasteur Emmanuel Just

Docteur en Sciences Economiques

YOMETOWU Zacharie

Administrateur des banques, Expert en microfinance

RESUME

La faillite des banques commerciales et de développement des années 80 a ouvert la voie à l'émergence d'une autre forme d'offre de services financiers plus proche des populations à faible revenu. La progression de l'activité d'épargne et de crédit décentralisée, constatée au Bénin ces dix dernières années, ne s'est pas faite sans difficulté.

En effet, depuis l'année 2003, la qualité du portefeuille de crédits des institutions de microfinance n'a cessé de se dégrader. L'avènement d'un cadre d'échange d'informations sur les clients en défaut de paiement initié par trois institutions de microfinance, et qui regroupe à la fin de l'année 2007 plus d'une vingtaine d'institutions de microfinance, apparaît comme l'une des réponses à cette situation dans laquelle se trouvent ces institutions. Cette centrale est gérée par le Consortium Alafia, après le transfert de la base de données par Planet Finance. La Centrale d'Echange d'Informations, qui a longtemps bénéficié de subventions pour son fonctionnement, rencontre des difficultés qui l'ont poussé à procéder à la fermeture de certains de ces Centres de Relais et à la consultation de la base de données via Internet.

La présente étude qui a pour objectif principal de contribuer à l'amélioration de la Centrale d'Echange d'Informations en tant qu'outil de réduction du risque de crédit dans les institutions de microfinance au Bénin, a été conduite avec les hypothèses suivantes :

§ L'environnement juridique et de régulation du secteur de la microfinance au Bénin est favorable à la mise en place et au développement de la Centrale d'Echange d'Informations.

§ La centralisation des activités de la Centrale d'Echange d'Informations qui découle de la fermeture des Centres de Relais empêche les institutions adhérentes de participer pleinement aux activités de la centrale.

§ Les informations envoyées par les institutions de microfinance adhérentes à la Centrale d'Echange d'Informations ne favorisent pas une bonne gestion du risque de crédit.

La réalisation de ce travail a nécessité l'adoption d'une démarche à la fois théorique et empirique.

L'analyse du cadre théorique est faite à partir d'une recherche documentaire sur la microfinance, et sur la typologie et les principes des organismes d'échange d'informations.

Pour le cadre pratique, nous avons mené des enquêtes. En effet, des questionnaires ont été adressés aux responsables administratifs et à des chargés de prêts de quatre (04) institutions de microfinance.

Nous avons utilisé des tableaux et graphiques pour analyser chaque partie du travail.

La non disponibilité des données récentes relatives au secteur de la microfinance a été l'une des difficultés majeures rencontrées au cours de ce travail.

Pour vérifier la première hypothèse, nous avons cherché à voir l'implication des autorités de tutelle dans la création de la Centrale d'Echange d'informations et les textes du Consortium Alafia qui encouragent l'adhésion des IMF à un tel outil. Nous avons noté la prise d'un arrêté ministériel portant création du Comité National de Pilotage pour conduire le processus de création et de mise en place de la CEI au plan national, et le code de déontologie des institutions de microfinance membres du Consortium Alafia qui prône la participation des IMF à tout projet de centrale de risque.

Pour vérifier la deuxième hypothèse, nous avons cherché à voir l'impact, d'une part de la fermeture des Centres de Relais sur la transmission des données par les IMF à la CEI et, d'autre part, de la consultation des données par Internet par les chargés de prêts. Il ressort de nos enquêtes que 30% des IMF continuent par transmettre des données à la CEI après la fermeture des Centres de Relais contre 100% qui le faisait auparavant, de même au niveau des chargés de prêts, seulement 20% d'entre eux continuent de consulter la base de données de la CEI par (via) Internet contre les 100% qui avaient l'habitude de le faire.

Enfin, pour vérifier la troisième hypothèse, nous avons cherché à analyser la fraîcheur et la profondeur des informations envoyées par les IMF adhérentes à la CEI. Les IMF transmettent à la CEI des informations relatives aux clients en retard de paiement de plus de quatre vingt dix (90) jours en lieu et place des clients en retard de plus de trente (30) jours.

Pour améliorer l'efficacité de la CEI, nous avons formulé des recommandations dans le sens de la réouverture des Centres de relais fermés, de la création d'une centrale de risque à toutes les IMF du Bénin et de revoir la politique de tarification des services de la CEI en vue d'assurer la pérennité de l'outil.

TABLE DES MATIERES

COMPOSITION DU JURY I

RESUME II

TABLE DES MATIERES IV

LISTE DES TABLEAUX, GRAPHIQUES, ENCADRES ET FIGURES VIII

LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS X

DEDICACE XI

REMERCIEMENTS XII

INTRODUCTION 1

1ÈRE PARTIE : CADRES THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE 6

CHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE 7

SECTION 1 : DU CONTEXTE DE L'ÉTUDE AUX HYPOTHÈSES DE RECHERCHE 7

Paragraphe 1 : Contexte et intérêt de l'étude 7

A. Contexte de l'étude 7

B. Intérêt de l'étude 8

Paragraphe 2 : Problématique, objectifs et hypothèses de recherche 9

A. Problématique 9

B. Objectifs et Hypothèses de recherche 12

1. Les objectifs 12

2. Les hypothèses de recherche 12

SECTION 2 : CLARIFICATION DE CONCEPTS ET REVUE DE LITTÉRATURE 13

Paragraphe 1 : Clarification de concepts 13

A. Concept d'information 13

B. Système de partage de l'information 14

1. Définition 14

2. Typologies des organismes d'échange d'informations 14

a. Les centrales d'échange d'information privées 14

b. Les centrales de risque publiques 15

c. Les sociétés de vente d'information publique : 15

d. Les centrales spécialisées : 15

e. Les listes noires informelles : 15

3. Les principes de fonctionnement des organismes de partage d'informations 15

a. Respect de la libre concurrence 16

b. Respect de la vie privée 16

C. Le concept de crédit 17

D. Le concept de risque 18

1. Définition 18

a. Les différents types de risques 18

b. Le risque de crédit 19

E. Qualité du portefeuille 21

1. Portefeuille à risque (PAR) 22

2. Le ratio de perte sur créances 22

3. Le ratio de dotation aux provisions 23

F. Le surendettement 23

1. Le surendettement passif 24

2. Le surendettement actif : 24

G. Le credit scoring 24

Paragraphe 2 : Revue de littérature 25

A. Les enjeux du partage de l'information 25

B. Les déterminants du partage de l'information 27

1. Un cadre politique approprié. 27

2. Infrastructure des partenaires contractuels 28

a. Système d'information et de gestion : 28

b. La technologie 29

3. Tarification 29

C. Relation entre partage de l'information et réduction du risque de crédit 29

CHAPITRE 2 : CADRE METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE 32

SECTION 1 : PRESENTATION DE LA CENTRALE D'ECHANGE D'INFORMATIONS 32

Paragraphe 1 : Positionnement et identification de la Centrale d'Echange d'Informations 32

A. Positionnement de la Centrale d'Echange d'Informations 32

B. Identification de la Centrale d'Echange d'Informations 33

Paragraphe 2 : Evolution institutionnelle et objectifs opérationnels de la Centrale d'Echange d'Informations 33

A. Evolution institutionnelle de la Centrale d'Echange d'Informations 33

1. Projet de Centrale de risque 33

2. Création d'une unité opérationnelle 34

3. Création du Comité National de Pilotage (CNP) 34

B. Les objectifs opérationnels de la Centrale d'Echange d'Informations 34

SECTION 2 : LES TECHNIQUES D'INVESTIGATION, LES OUTILS D'ANALYSE ET LES DIFFICULTES DE L'ETUDE 35

Paragraphe 1 : Les techniques d'investigation 35

A. La collecte des données secondaires 35

B. La collecte des données primaires 36

1. L'observation 36

2. L'entrevue 36

3. L'enquête 36

Paragraphe 2 : Outils d'analyse et difficultés rencontrées 40

A. Les outils d'analyse 40

B. Difficultés rencontrées et limites de l'étude 40

2ÈME PARTIE - PRESENTATION DES RESULTATS DES INVESTIGATIONS 42

CHAPITRE 1 : LE SECTEUR DE LA MICROFINANCE AU BENIN ET LA CENTRALE D'ECHANGE D'INFORMATIONS 43

SECTION 1 : LE CONTEXTE DE LA MICROFINANCE AU BENIN 43

Paragraphe 1 : Le secteur de la microfinance au Bénin 43

A. Environnement socio-économique et politique 43

B. Cadre réglementaire et juridique des IMF au Bénin 45

Paragraphe 2 : Dynamisme du secteur de la microfinance au Bénin 46

A. Présentation des institutions de microfinance du Bénin 46

1. Typologie des institutions de microfinance au Bénin 46

a. Classification juridique des IMF 46

b. Classification des institutions selon leurs activités 47

2. Couverture géographique des IMF 48

B. Point sur la formalisation du secteur de la microfinance au Bénin 49

C. Les performances du secteur 52

1. Taux de pénétration 52

2. Evolution des dépôts, de l'encours de crédit et des créances en souffrance 52

a. Evolution du volume de l'épargne collectée 53

b. Evolution de l'encours de crédit 53

c. Evolution des créances en souffrance 54

SECTION 2 : PRESENTATION ET ANALYSE DES PERFORMANCES DE LA CENTRALE D'ECHANGE D'INFORMATIONS 54

Paragraphe 1 : Présentation des activités de la Centrale d'Echange d'Informations 54

A. Les activités de la Centrale d'Echange d'Informations 55

1. La collecte des données 55

a. Les informations collectées par la Centrale d'Echange d'Informations 55

b. Procédure de déclaration des informations 55

2. Le traitement des données 55

a. Au niveau des centres de relais 55

b. Au niveau de la Centrale d'Echange d'Informations 56

3. La diffusion des informations 56

B. Les conditions d'adhésion à la Centrale d'Echange d'Informations 56

1. Les dispositions générales 57

2. Responsabilités des institutions membres à la Centrale d'Echange d'Informations 57

3. Responsabilités de la CEI 57

4. Règlement des différends 58

Paragraphe 2 : Analyse des performances de la Centrale d'Echange d'Informations 58

A. Les partenaires de la CEI 58

B. Activités des Centres de Relais 60

1. Couverture de Centres de Relais 60

2. Répartition des clients en défaut de paiement 60

CHAPITRE 2 : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS D'ENQUETE 63

SECTION 1 : ANALYSE DES FACTEURS EXPLICATIFS DE L'ÉVOLUTION DE LA CENTRALE D'ECHANGE D'INFORMATIONS 63

Paragraphe 1 : Appréciation du cadre juridique de création de la Centrale d'Echange d'Informations 63

A. Cadre légal de la création de la Centrale d'Echange d'Informations 63

B. Obligation de déclaration au Ministère des Finances 63

C. Obligation de déclaration à la Centrale d'Echange d'Informations exclusivement 64

Paragraphe 2 : La centralisation des activités de la Centrale d'Echange d'Informations 64

A. Transmission des données et consultation de la CEI avant la fermeture des Centres de Relais 65

B. Transmission des données et consultation de la CEI après la fermeture des Centres de Relais 68

Paragraphe 3 : La nature des informations publiées par de la Centrale d'Echange d'Informations 71

SECTION2 : VÉRIFICATION DES HYPOTHÈSES ET RECOMMANDATIONS 73

Paragraphe 1 : La vérification des hypothèses 73

A. Vérification de l'hypothèse n°1 73

B. Vérification de l'hypothèse n°2 74

C. Vérification de l'hypothèse n°3 75

Paragraphe 2 : Recommandations 75

CONCLUSION 78

BIBLIOGRAPHIE 79

ANNEXES 1 : Diverses pièces et documents 81

ANNEXES 2 : Questionnaires et Guide d'entretien 87

ANNEXES 2 : Questionnaires et Guide d'entretien Erreur ! Signet non défini.

LISTE DES TABLEAUX, GRAPHIQUES, ENCADRES ET FIGURES

TABLEAUX

Tableau n°1 : Identité de la Centrale d'Echange d'Informations 33

Tableau n° 2 : Liste des IMF retenues pour l'étude 38

Tableau n°3 : Décomposition de l'échantillon des Chargés de crédit 39

Tableau n° 4 : Décomposition de l'échantillon des responsables administratifs 39

Tableau n°5 : Synthèse de la répartition des IMF par catégorie 48

Tableau n°6 : Effectif des IMF par nature juridique et par département 49

Tableau n° 7: Evolution des formalisations 50

Tableau n°8 : Evolution du nombre clients de 2002 à 2006 52

Tableau n°9 : Evolution du PAR 90 de 2002 à 2007 54

Tableau n°10 : Point des adhésions à la CEI au 31/12/2007 58

Tableau n°11 : Liste des IMF adhérentes à la CEI au 31/12/2007 59

Tableau n°12 : Répartition des points de service par Centre de Relais au 31/12/2007 60

Tableau n°13 : Répartition des clients en défaut de paiement par sexe au 31/12/2007 61

Tableau n°14 : Votre Système d'Information et de Gestion est-il indépendant de celui de votre Direction Générale ? 65

Tableau n°15 : Votre point de service transmettait-elle des informations à la CEI avant 2008 ? 66

Tableau n°16 : Par quel canal se faisait cette transmission ? 66

Tableau n°17 : Consultiez-vous la base de données de la Centrale d'Echange d'Informations avant 2008 ? 66

Tableau n°18 : Quel support utilisiez-vous pour consulter la base de données de la Centrale d'Echange d'Informations ? 67

Tableau n°19: Quel type de base de données aviez-vous accès ? 67

Tableau n°20 :Aviez-vous un accès facile à la base de données ? 68

Tableau n°21 : Votre point de service, continue t-il à envoyer les informations à la CEI après la fermeture des Centres de Relais en 2008 ? 68

Tableau n°22 : Si non, pourquoi avez-vous cessé d'envoyer les informations à la CEI ? 69

Tableau n°23 : Si oui, par quel canal vous envoyez les informations à la CEI ? 69

Tableau n°24 : Continuez-vous à consulter la base de données de la Centrale d'Echange d'Informations après Janvier 2008 ? 69

Tableau n°25 : Comment appréciez-vous le dispositif informatique mis à votre disposition pour consulter la CEI ? 70

Tableau n°26 : Comment appréciez-vous la recherche des clients dans la base de données maintenant ? 70

Tableau n°27 : Quelle appréciation faites-vous de la consultation de la CEI par Internet ? 71

Tableau n°28 : Votre Système d'Information et de Gestion permet-il de classer les crédits selon leur nature (crédit sain, crédit en souffrance et crédit déclassé) ? 71

Tableau n°29 : Quelle est la périodicité de remboursement des échéances ? 72

Tableau n°30 : Le canevas de transmission de données à la CEI correspond-il aux informations générées par votre Système d'Information et de Gestion ? 72

Tableau n°31 : Quel genre de données, votre point de service envoie t-il à la Centrale d'Echange d'Informations ? 73

Tableau n°32 : Données sur le secteur de la microfinance au Bénin (2002-2007) 83

Tableau n°33 : liste des membres du Consortium Alafia 83

Tableau n°34: Répartition des clients en défaut de paiement par secteur d'activité au 31/12/2007 84

GRAPHIQUES

Graphique n°1: Processus du Credit Scoring 25

Graphique n° 2 : Avantage de l'échange d'informations 26

Graphique n°3 : Evolution des dépôts, de l'encours de crédit et des créances en souffrance 53

Graphique n°4 : Répartition des clients en défaut de paiement par secteur d'activité au 31/12/2007 62

Graphique n°5 : Composante du Système d'Information et de Gestion 86

Graphique n°6 : Typologie de la clientèle 86

Graphique n°7 : Répartition des crédits par secteur d'activité 86

ENCADRE

Encadré n°1 : Fonctionnement de la Centrale des Risques des banques 85

Encadré n°2 : Demande d'agrément 85

FIGURES

Figure n°1 : Situation géographique du Bénin, pays de l'Afrique de l'Ouest 82

Figure n°2: Carte de la République du Bénin 82

LISTE DE SIGLES ET ABREVIATIONS

APPHEDD :

Association pour la Promotion et la Protection de l'Environnement pour un Développement Durable

BAVEC :

Bases Villageoises d'Epargne et de Crédit

BCEAO:

Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest

CAVECA :

Caisses Villageoises d'Epargne de Crédit Autogérées

CAT :

Cellule d'Appui Technique

CBDIBA :

Centre Béninois pour le Développement des Initiatives à la Base

CEI :

Centrale d'Echange d'Informations

CEDEAO :

Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CGAP:

Consultative Group to Assist the Poor

CNIL :

Commissions Nationales de l'Informatique et des Libertés

COBAC :

Commission Bancaire de l'Afrique Centrale

DSSMF :

Direction de la Surveillance du Secteur de la Microfinance

FECECAM :

Fédération des Caisses d'Epargne et de Crédit Agricole Mutuel

FENACREP :

Fédération Nationale des Caisses Rurales d'Epargne et de Prêt

FINADEV :

Financial Development

IMF :

Institutions de Microfinance

INSAE :

Institut National de la Statistique et de l'Analyse Economique

ISPEC :

Institut Supérieur Panafricain d'Economie Coopérative

MCA-Bénin :

Millennium Challenge Account

OMD :

Objectifs du Millénaire pour le Développement

ONU :

Organisation des Nations Unies

PADME :

Association pour l'Appui au Développement des Micro-entreprises

PAPME :

Agence pour la Promotion et l'Appui aux Petites et Moyennes Entreprises

PARMEC :

Projet d'Appui à la Réglementation des Mutuelles et Coopératives d'Epargne et de Crédit

PDA :

Personal Digital Assistant

PNUD :

Programme des Nations Unies pour le Développement

SDID :

Société de Développement International Desjardins

SIG :

Système d'Information et de Gestion

SFD :

Système Financier Décentralisé

UAC :

Université d'Abomey Calavi

UEMOA :

Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

UMOA :

Union Monétaire Ouest Africaine

UNACREP :

Union Nationale des Caisses Rurales d'Epargne et de Prêt

UR :

Union Régionale

USAID :

United States Agency for International Development (Agence des Etats-Unis pour le Développement International)

DEDICACE

A Dieu Tout Puissant, créateur du ciel et de la terre pour son amour sans cesse renouvelé dans notre vie, Gloire et Louange lui soient rendues.

A mon père Godonou HOUNYE, pour vous témoigner mon désir ardent de toujours apprendre et de nous affirmer. Que Dieu vous donne longue vie.

A ma mère Julienne GBENOU épouse HOUNYE, qui déploie tous ses efforts pour me soutenir, voici un fruit de tes sacrifices et privations. Que Dieu vous protège.

A mes frères et soeurs, Etienne, Andréa, Ibrahim, Ange et Yolande, pour vous exprimer toute mon affection et vous exhorter à plus de persévérance dans le travail.

A ma chère Rosette G.AIHOU, pour tout.

A mon collègue et ami Lazare HOUNSA, toi qui aimais la microfinance, nous ne saurions t'oublier, repose en paix.

A tous les autres collègues de la troisième promotion pour l'esprit d'entraide et surtout de convivialité qui a régné tout au long des neuf mois de pression passés ensemble.

REMERCIEMENTS

Une oeuvre de recherche est toujours le résultat de la conjugaison des efforts et contributions de personnes aussi diverses que nombreuses, auxquelles nous nous faisons l'agréable devoir d'exprimer notre profonde gratitude.

Au Pr. Barthélemy BIAO, Directeur Général de l'ISPEC, pour nous avoir mis dans les conditions optimales pour étudier.

Au Pr. Magloire LANHA, Directeur de ce mémoire.

Hommage révérenciel à votre bonté et à votre érudition. Malgré vos multiples occupations, vous nous avez comblé de votre parrainage scientifique. Votre accueil bienveillant, votre compréhension, sans oublier vos encouragements, ont été pour nous une grande source de motivation.

Veuillez accepter cher maître, l'expression émue de notre profonde gratitude.

Au Dr. Martial LIPEB, co-Directeur de ce mémoire

Hommage vous soit rendu. Vous nous avez non seulement initié à l'art de la démarche méthodologique, mais aussi votre rigueur et vos critiques ont insufflé en nous le feu exquis de la perfection dans la recherche

A l'auguste Jury dont les membres ont bien voulu accepter de juger et d'enrichir ce modeste travail par leurs observations critiques et leurs apports de professionnels expérimentés.

A tous les éminents Professeurs de l'ISPEC, profonde reconnaissance pour le travail réalisé.

A Monsieur Wakil ADJIBI, Directeur Générale de Vital Finance, pour la confiance placée en nous

A Monsieur Jean DAH HOUNNON, Chargé du programme Centrale d'Echange d'Informations au Consortium Alafia, pour avoir mis à notre disposition une bonne partie de la documentation utilisée pour la réalisation de ce mémoire.

A Monsieur Clément WONOU, coordonnateur PASNAM pour ses enseignements, ses publications sur le crédit et ses conseils.

A tous mes amis, particulièrement Marc TANKPINOU, Ismahinla ODJO, Bertrand HOUNTO-HOTEGBE, Rahamane CHITOU, Jean Patrick AGUIDISSOU, Chantal SOHOU, Evelyne AMOUSSOU, Eric AHANHANZO, Générosa SOGANSA, Camille ADJASSA, Audrey SOSSOU, El Pidio ADIDO, Wilfried LOHOU, Geoffroy TOUDONOU, Rollia OPPOSSI, Jacques HOUGBE, Max TOCHENALI, Amina TOUKOUROU, Damien NAGNONHOU, Vincent DJOSSOU, Julien YANVE, Nicaise YEHOUESSI, Abel KPADONOU, Chantal AGONKAN,.... Merci pour tout.

Introduction

La microfinance connaît dans le monde un développement sans précédent depuis le succès de la Grameen Bank, et l'Afrique n'est pas en reste Mayoukou C. (2000). La microfinance est maintenant présente partout, sous des formes très variées, et ses services sont offerts par des institutions diverses : banques, coopératives ou mutuelles, caisses villageoises ou simples Organisations Non Gouvernementales (ONG). Dans l'espace de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), pour permettre à une frange importante de la population, qui se trouvait en marge du système bancaire classique, d'accéder à des services financiers, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a décidé de promouvoir de nouveaux intermédiaires financiers dont les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ou Institutions de Microfinance (IMF). Ces structures apparaissent aujourd'hui comme des vecteurs indispensables pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion financière. Selon Kofi Annan, ancien Secrétaire Général de l'ONU cité par Joannidis M. (2005) « le microfinancement n'est pas une forme de charité. Ce faisant, ces institutions de microfinance constituent des outils de transformations économiques fournissant aux agents économiques cibles des services financiers durables, capables de soutenir leurs activités économiques et leur processus d'accumulation ».

Malgré cette avancée notable dans le secteur, la microfinance a encore un long chemin à parcourir avant de réaliser pleinement son potentiel. En effet selon Etiennel P.1(*) cité par Satchivi S. (2005a), aujourd'hui « plus de la moitié de la population mondiale n'a pas encore accès à des services financiers formels et doit recourir aux usuriers ou aux tontines, pour obtenir un crédit, ou procéder à l'achat d'actifs sans sécurité pour se constituer une épargne ».

La recherche de parts de marché et de profitabilité ne doit pas faire oublier que les institutions de microfinance ont une responsabilité par rapport à leurs clients, leur secteur, et quelque fois même par rapport à la politique économique de leur pays (typologie des biens financés). L'accroissement du microcrédit ne doit pas s'accompagner d'une augmentation des incidents de paiement dans le remboursement et de surendettement avec des résultats contraires au premier objectif de la microfinance qui est de limiter l'exclusion financière.

L'expérience a prouvé qu'il n'y a pas de crédit totalement exempt de risque, quelles que soient les garanties dont il est assorti. Selon Churchill C. et Coster D. (2001) « le risque de crédit est le plus connu et constitue la plus grave des vulnérabilités d'une institution de microfinance ». En d'autres termes, le risque est pratiquement inséparable du crédit. Néanmoins, il est bien possible de le réduire grâce à la mise en place de politiques de crédit efficaces. La matière des risques est au coeur de la problématique de la pérennisation de toute activité financière, et à plus forte raison de l'activité de microcrédit où l'octroi des prêts repose essentiellement sur la confiance. Il est alors essentiel de gérer le risque de crédit au moyen de méthodes de prévention et de détection.

La relation de crédit, comme toute autre relation de financement externe (incluant l'appel au marché financier ou le prêt interentreprises) est un engagement dans la durée. Elle implique une évaluation du comportement présent et futur de l'emprunteur. Dans un monde d'information imparfaite, la disponibilité de l'information sur la capacité de rembourser un emprunt et l'évaluation de la discipline financière des emprunteurs potentiels sont des variables-clés dans l'analyse des risques et dans la décision de l'octroi de crédit.

La situation de non sécurisation qui caractérise les institutions de microfinance au Bénin ont conduit certaines institutions de microfinance à innover et à adopter une démarche de coopération qui va se traduire par la création d'une Centrale d'Échange d'Informations (CEI) gérée par le Consortium Alafia2(*).

La centrale de risque consiste à recueillir, échanger et distribuer des informations sur la performance des relations financières. Il s'agit généralement des relations entre un créancier et ses clients.

Pour le secteur de la microfinance, où il y a plusieurs opérateurs, qui se développent rapidement, tant en nombre de clients qu'en sites d'intervention, la carence d'information et de son partage, risque de peser lourd sur le secteur voire d'hypothéquer son avenir.

Le principe majeur dans la mise en place d'un tel instrument, insiste sur la collaboration franche de plusieurs institutions dans la collecte, la diffusion et le partage en commun des informations confidentielles et actualisées sur les mauvais payeurs.

Les systèmes de partage d'informations sur le crédit n'ont de valeur que dans la mesure où la majorité des prêteurs y participent activement en transmettant régulièrement les données, la fraîcheur et l'étendue des informations publiées permettent pas une bonne prévention du risque de crédit et les utilisateurs consultent la base de données en grand nombre et sans difficulté.

La présente étude intitulée, " Analyse diagnostique de la Centrale d'Echange d'Informations des institutions de microfinance du Bénin", se consacrera à l'identification des mécanismes permettant à la Centrale d'Echange d'Informations de renforcer son rôle de réduction du risque de crédit dans les institutions de microfinance. Elle permettra de mesurer les performances de la CEI en termes d'adhésion, de collecte des données et de la consultation de sa base de données, d'identifier les facteurs qui constituent un frein à l'efficacité de la CEI et de proposer des solutions possibles face aux problèmes diagnostiqués.

Notre travail s'articulera autour deux grandes parties :

Une première partie qui portera sur la présentation des Cadres théorique et méthodologique de l'étude, et une seconde partie sera consacrée à la présentation des résultats des investigations.

1ère Partie : CADRES THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE DE L'ETUDECHAPITRE 1 : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE

Le présent chapitre sera consacré dans une première section à la présentation du contexte et de l'intérêt de l'étude, de la problématique, des objectifs, et des hypothèses de recherche. La deuxième section quant à elle, sera consacrée à la clarification de concepts et à la revue de littérature.

SECTION 1 : Du contexte de l'étude aux hypothèses de recherche

Cette section sera consacrée dans un premier temps au contexte et intérêt de l'étude, et dans un second temps à la problématique et à la définition des objectifs et hypothèses.

Paragraphe 1 : Contexte et intérêt de l'étude

Ce paragraphe sera consacré au contexte et à l'intérêt de l'étude.

A. Contexte de l'étude

Notre travail vient parachever la formation reçue à l'Institut Supérieur Panafricain d'Economie Coopérative (ISPEC) au Bénin en vue d'obtenir le master en Microfinance.

Le nombre d'institutions de microfinance répertoriées au Bénin s'élève à 762 en 2004 (tableau n°5) avec aussi un nombre non moins important d'institutions de microfinance non répertoriées. La concentration du marché sur une douzaine d'institutions de microfinance ; la masse critique de clients actifs qui avoisine le nombre de 710 768 au titre de l'an 2006 (tableau n°8) ; l'augmentation considérable du nombre et du montant des crédits accordés aux clients.

La mise en place de modèles commerciaux de microfinance a permis à la concurrence de se développer et de proposer des offres de services plus larges (par le nombre de personnes touchées) et plus diversifiés (épargne, crédit). Toutefois, ces logiques de rentabilité généralisées à la quasi-totalité des institutions de microfinance (si elles ont permis de démultiplier le nombre d'IMF) ont souvent poussé ces mêmes institutions de microfinance vers des activités économiques et des zones plus faciles d'accès afin de limiter les coûts opérationnels.

Cette évolution du secteur, doublée d'une grande mobilité des agents économiques, a rendu possible la faculté pour un client, personne physique ou morale, de pouvoir recourir simultanément aux prestations de plusieurs institutions de microfinance.

Etant donné que ces institutions exercent sur un même territoire, les risques liés à la concurrence demeurent de ce fait importants, à savoir : risque de course en avant, endettement excessif des clients, financement des clients marginaux des autres institutions.

Cependant, l'attraction suscitée par le secteur de la microfinance et les espoirs qui lui sont portés, ne doivent pas masquer une montée des risques, dangereuse pour son avenir.

En effet, l'observation des statistiques du secteur révèle, depuis l'année 2003 une détérioration (presque continue) de la qualité du portefeuille des institutions de microfinance due, outre la conjoncture économique globale, à  plusieurs facteurs dont notamment les endettements, mais surtout de la cavalerie3(*) des clients.

Les procédures de recouvrement et les procès engagés par les IMF sont onéreux en temps, en énergies, en tâches et en argent. Par conséquent, les emprunteurs défaillants ou indélicats profitent de ces situations pour justifier leurs cessations de paiement. L'évolution négative des mentalités de certains débiteurs se manifeste aussi par des cas de mauvaise foi.

Tous ces inconvénients précités favorisent la montée en force du taux d'impayés, lequel n'est pas prêt à baisser du jour au lendemain. Par conséquent, il existe une présence permanente de risque et sans aucune action appropriée, l'avenir des IMF au Bénin serait compromis.

La prévention du risque, le contrôle et la régulation des opérations de crédit méritent donc d'être renforcés et d'occuper une place importante dans le secteur de la microfinance.

La création d'une infrastructure de partage de l'information moderne et sophistiquée, est indispensable pour sécuriser les IMF dans leur rôle financement de l'économie. L'existence de la Centrale d'Echange d'Informations est et demeure une nécessité indéniable au sein du secteur de la microfinance au Bénin.

* 1 Ancien Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement du Ministère Français des Affaires Etrangères.

* 2 L'Association Nationale des Praticiens de la microfinance du Bénin

* 3 Le client emprunte pour rembourser de précédents emprunts

sommaire suivant











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.