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Le management interculturel chez Bookoff France

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par David VANDEPONTSEELE
Université de Paris 7 - Master de recherche en étude japonaise 2008
  

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Sommaire

Remerciements 2

Avertissement 3

Sommaire 5

Introduction 7

Première Partie : définition du management interculturel 9

1.1 Origine étymologique du terme « management » 9

1.2 Evolution dans l'espace-temps 9

1.3 Définition contemporaine de la discipline 12

1.4 Genèse du management interculturel 14

1.5 Définition du management interculturel 15

Deuxième partie : analyse de la culture d'entreprise avec la méthode d'O. Meier 16

2.0 Explication de la méthode développée par O. Meier 16

2.1 L'historique 17

2.2 Le métier, le savoir faire 18

2.3 Les valeurs dominantes 19

2.4 Le référentiel en termes de développement et stratégies 20

2.5 Le positionnement face à l'environnement économique et social 21

2.6 Les éléments d'indentification et d'appartenance 22

2.7 Le type de structure d'organisation 23

2.8 Le processus décisionnel 25

2.9 Le style de management et les sources du pouvoir 26

2.10 La politique des ressources humaines 27

2.11 Le comportement et les attitudes des employés 29

2.12 Tableau récapitulatif 30

Troisième partie : Adaptations du management liées au facteur interculturel chez BOOKOFF. 33

3.1 Adaptations liées à la planification et à la décision 33

3.1.1 Quelle autonomie est accordée aux filiales ? 33

3.1.2 Quel degré de polyvalence est exigé ? 33

3.2 Adaptations liées à la coordination et au contrôle 35

3.2.1 Quelle formation est accordée aux employés ? 35

3.2.2 Quel type de leadership est privilégié ? 35

3.2.3 Se fient-ils aux règles ou au contexte pour s'implanter ? 37

3.3 Adaptations liées aux techniques de motivations et de mobilisations 38

3.3.1 Valorisent-ils l'expérience ou les réalisations ? 38

3.3.2 Accordent-ils l'attention aux personnes ou aux postes à pourvoir ? 40

3.3.3 Quel degré d'implication est demandé aux employés et aux responsables ? 42

3.4 Adaptations liées à la conciliation 45

3.4.1 Quelle attitude interrelationnelle est valorisée ? 45

3.4.2 Se fient-ils aux règles ou au contexte pour arbitrer les conflits ? 46

3.4.3 Les acteurs ont-ils une orientation collectiviste ou individualiste ? 48

Conclusion 50

Bibliographie 52

Articles Internet 53

Annexe 1 : Historique complet de la compagnie 56

Annexe 2 : Interview de M. Yoshinaga Toshihiko, responsable de BOOKOFF France. 57

Introduction

À l'heure de la mondialisation et de la crise, de plus en plus d'entreprises sont amenées à implanter leurs filiales dans des pays étrangers afin d'assurer leur développement et de limiter les risques liés à leurs activités. En effet, même si « la mondialisation est en train de transformer notre monde en un village global »1(*), l'internationalisation permet, dans une certaine mesure, de répartir les risques à travers le globe et s'assurer une certaine stabilité. Ce calcul a poussé certaines entreprises japonaises à se développer hors du marché intérieur, aux États-Unis et en France entre autre. C'est le cas notamment de BOOKOFF, entreprise japonaise qui sera utilisée dans ce dossier pour illustrer ce processus d'internationalisation et les problèmes qui peuvent en découler.

BOOKOFF est une société qui a connu un succès remarquable au Japon avec son concept de rachat et de revente de livres. BOOKOFF est souvent cité comme une des seules sociétés ayant pu croître pendant la période de stagnation qui a suivi l'explosion de la bulle économique des années quatre-vingt-dix. En 2004, elle entreprit d'ouvrir une boutique à Paris, après déjà plusieurs succès aux États-Unis2(*). Cette entreprise continue de faire parler d'elle au Japon depuis qu'en 2007, Mayumi Hashimoto, une ancienne femme au foyer sans qualification particulière, qui y était entrée 17 ans auparavant dans le cadre d'un arubaito3(*) ait été placée à la tête de la société4(*). Enfin, les pratiques managériales de cette entreprise sont particulièrement faciles à étudier car elles sont simples ; cette dernière ne gère pas un circuit de production, mais elle se limite à offrir un service de rachat et de vente.

D'un point de vue méthodologique, ces recherches sont basées d'abord sur quelques ouvrages majeurs sur le management interculturel (en particulier celui de Olivier Meier5(*), et Fons Trompenaars et Charles Hampden-Turner6(*)), sur le management japonais à l'étranger (en particulier celui de Nishiyama Kazuo7(*)) et évidemment sur des ouvrages de BOOKOFF (en particulier celui de la présidente de BOOKOFF, Hashimoto Mayumi8(*)). Pour enrichir ces recherches, nous avons procédé à l'interview du directeur de BOOKOFF France, M. Yoshinaga Toshihiko, le 22 Avril 2009 et à l'interview de trois employés qui ont désiré garder l'anonymat et qui seront donc appelés Monsieur, Madame et Mademoiselle A.

L'internationalisation des entreprises n'est pas sans conséquence. Le Japon aux yeux des Occidentaux reste un pays rempli de contradictions et les Japonais ne comprennent toujours pas pourquoi les Occidentaux se croient toujours tenus d'être aussi logiques9(*). Forts de leurs positions de deuxième économie mondiale, les acteurs économiques japonais doivent adapter à contrecoeur leurs pratiques managériales pour pouvoir gérer des salariés locaux, en accord avec leur culture et leur droit du travail. En effet, chaque culture, pays et région ayant ses particularités, les principes de F.W. Taylor ou de H. Fayol, père du management occidental il y a deux siècles sont en réalité le fruit de la culture politique, voire religieuse, occidentale et par conséquent ne peuvent s'appliquer uniformément à chaque culture10(*) . En d'autres mots, la France et le Japon, ayant une culture différente, ont forcément des divergences dans leurs manières de manager. Depuis les années 80, ces différences culturelles dans le management ont donné naissance à une nouvelle discipline appelée le management interculturel. Nous définirons ce que sont globalement le management et le management interculturel dans la première partie.

Afin de mieux comprendre comment BOOKOFF tente de s'adapter à la culture française, nous devons absolument connaître la culture d'entreprise de BOOKOFF. En effet, il ne serait pas possible de comprendre la manière de fonctionner des points de vente en France sans savoir comment leurs homologues japonais s'organisent dans leur contexte d'origine. Nous explorerons donc la culture que véhicule l'entreprise au Japon et à l'étranger, dans la deuxième partie.

Ces deux parties auront pour objectif final d'analyser l'organisation en profondeur afin de répondre à la problématique suivante : Comment cette entreprise adapte-t-elle ses techniques managériales à la culture française ? Comment sont elles perçues par les employés ? Quels genres d'obstacles rencontre-t-elle ? Quelles leçons en tire-t-elle ? Est-ce que ces adaptations sont sources d'innovations, et donc positives, ou sources de conflits ? Est-ce que BOOKOFF a trouvé un système managérial hybride qui permette de marier les qualités des pratiques managériales japonaises et françaises pour améliorer les performances de l'entreprise ? Est-ce que ces innovations ont des répercussions sur la maison mère au Japon ? Cela constituera la troisième partie.

Nous tenterons tout au long de cette étude de rester neutre et de ne pas trancher en faveur de la direction ou des employés. Nous pensons fermement qu'il n'existe pas qu'une seule bonne méthode unique de management, mais qu'elle dépend infiniment du contexte. Nous tenterons plutôt d'observer et de répertorier les problèmes rencontrés et les adaptations utilisées, en espérant apporter notre pierre à l'édifice de la recherche en management interculturel.

* 1 Marshall McLuhan, The medium is the message, 1967.

* 2 «The history of Bookoff corporation.» Site officiel. <http://www.bookoff.co.jp/en/company/enkaku.html>.

* 3 En japonais : \u12450\u12450ÉAÉÉooÉCC\u12488Égg, mot d'origine allemande (arbeit) que les Japonais utilisent pour référer à des intérimaires, des travailleurs à temps partiels ou des travailleurs au noir.

* 4 Hashimoto \u27211\u27211'-{{, Mayumi\u30495\u30495ê^RR\u32654»üü. Maman devient présidente de l'entreprise - Okâsan shachô ga iku\u12362\u12362·ïêEñéÐñÐ'··\u12364\u-30644çss\u12367 ». Japon\u12288\u12288@«ú-{ú{: NikkeiBP\u26085\u26085«úOEooBP, 2007. P1

* 5 Meier, Olivier. Management Interculturel : Stratégie - Organisation - Performance. 3e Edition. Paris:, 2008.

* 6 Trompenaars, Fons, et , Charles Hampden-Turner. L'entreprise Multiculturelle. 2nd Edition. Maxima, 2003.

* 7 Nishiyama \u-30337\u-30337ê¼\u23665\u23665éR, Kazuo\u21644\u21644a\u22827\u22827ïv. Doing Buisness with Japan. Hawaii, The Maple-Vail Book Manufacturing, 2000.

* 8 Hashimoto \u27211\u27211'-{{, Mayumi\u30495\u30495ê^RR\u32654»üü, Op.Cit.

* 9 Hall , Edward T.. La dimension cachée. New York: Points, 1966

* 10 Equilbey, Noël. Le management interculturel. EMS (Editions), 2004.

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