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Les contes et les mythes en pidgin : facteur d'éducation de l'enfant dans la société africaine traditionnelle dans la région du sud- ouest (BUEA)


par Anne OBONO ESSOMBA
Université de Yaoundé I - Doctorat en littérature orale et linguistique 2014
  

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ANNEXES

ANNEXES N°1

Extrait de la loi N° 98/004 du 14 avril 1998 d'orientation de l'éducation au Cameroun.

Article 4

L'éducation a pour mission generale la formation de l'enfant en vue de son épanouissement intellectuel, physique, civique et moral et de son insertion harmonieuse dans la société, en prenant en compte les facteurs économiques, socio-culturel, politiques et moraux.

Article5

Au titre de la mission générale definie à l'article 4 ci-dessus, l'Education a pour objectifs :

1) La formation de citoyens enracinés dans leur culture, mais ouverts au monde et respectueux de l'interet et du bien commun ;

2) La formation aux grandes valeurs éthiques universelles que sont la dignité et l'honneur, l'honnêteté et l'intégrité ainsi que le sens de la discipline ;

3) L'éducation à la vie familiale ;

4) La promotion des langues nationales ;

5) L'initiation à la culture et à la patique de la démocratie, au respect des droits de l'homme et des libertés, de la justice et de la tolérence, au combat contre toutes formes de discrimination à l'amour de la paix et du dialogue, à la responsabilité civique et à la promotion de l'intégrité régionale et sous-régionale ;

6) La culture de l'amour de l'effort et du travail bien fait, la quête de l'excellence et de l'espit de paténariat ;

7) Le développement de la créativité, du sens de l'initiative et de l'esprit d'entreprise ;

8) La formation physique, portive, artitique et culturelle de l'enfant ;

9) La promotion de l'hygiène et de l'éducation à la santé.

Article 6

L'Etat assure à l'enfant le droit à l'éducation

ANNEXES N°2

QUELQUES EXTRAITS D'ENTRETIEN AVEC NOS INFORMATEURS

SHEY Mrs Amalia NDAHNE Née KIDZERU WANYE

Née le 29 / 04 / 1939 à Nso

Professeur de Littérature anglaise, décédée le 05 Octobre 2008

Fille de Feu Joachim MBU

Et de Theodosia SHEY.

Début de l'entretien : 01 Octobre 2008

J'ai appris à parler le pidgin à la maison auprès de ma famille (parents, frères, soeurs) et des voisins. Je peux le lire un peu mais non l'écrire, peut-être le son. Je préfère m'exprimer en anglais car je suis enseignante de la langue au Lycée bilingue de Moliko- Buea. Qui plus est, je ne souhaite pas créer la confusion dans les esprits de mes enfants entre le pidgin et l'anglais pour leur assurer une éducation future solide. Ils sont libres aujourd'hui de choisir la langue qui leur conviendrait le mieux vu qu'ils sont assez grands.

Généralement lorsqu'on a une dame de ménage, nous sommes contraints de nous exprimer en pidgin pour faciliter la communication avec cette dernière d'instruction généralement modeste. Cette donne s'en retrouve transposer sur la place du marché où la population ne comprend pas le «grammar». Cela serait pris comme de la méprise auprès desdites personnes que leur parler grammar, une attitude qui donnerait lieu à du refus. Le pidgin est la langue par excellence de l'intercomunication dans notre zone.

Oui, mais ce sont les contes en langue Banso traduits par ma mère en pidgin pour faciliter leur compréhension. Exemple : pourquoi les poules mangent les cafards ? (Voir corpus contes 8)

Pour ce qui concerne les proverbes, je te conseille de rencontrer KOLLE Georges. Quant aux contes, je sais qu'il y a l'influence des langues locales voire des langues étrangères car je pense personnellement que le pidgin est né dans les plantations de la CDC. Des ressortissants de plusieurs communautés linguistiques s'y sont retrouvés et c'est ce qui pourrait expliquer la naissance de cette langue pour faciliter la communication entre les membres.

KOLLE Georges

Journaliste à la CRTV Mount-Cameroon FM Buea

Aucune communauté linguistique n'a le pidgin comme langue maternelle. Il peut tout simplement être adopté comme tel. Il existe cependant une culture pidgin.

En ce qui concerne les contes, il y a influence des langues maternelles sur le pidgin. Autrement dit, les contes existent bel et bien en pidgin, mais les langues locales apportent une touche particulière dans leur traduction et compréhension.

Le pidgin a évolué au Cameroun. C'est grâce à cette évolution que nous rencontrons plusieurs variétés de pidgin. Exemple : chaque ville telle Douala, Banga, Buea, Yaoundé a son pidgin différent de celui des autres villes généralement sous l'influence des langues de l'aire linguistique concernée. Tous les locuteurs pidgin se comprennent correctement pourtant malgré cette disparité.

Le pidgin n'est plus l'affaire des anglophones. Par exemple plusieurs francophones basés dans les zones anglophones comme Buea, s'expriment correctement dans cette langue. Une fois de retour chez eux, ces derniers deviennent les plus grands ambassadeurs dans la vulgarisation du pidgin au sein de la communauté dont ils sont originaires.

De toute façon, cette langue ne peut plus être interdite au Cameroun car c'est la langue véhiculaire la plus répandue même dans les coins reculés.

Parlant de l'identité, le pidgin est l'assemblage de presque toutes les cultures camerounaises. Le pidgin raconte en profondeur l'histoire, les souffrances et les conquêtes des camerounais ; à mon avis il constitue l'identité camerounaise.

Annexe 2

GUIDE D'ENTRETIEN

1. Nom et prénoms

2. Comment avez-vous appris à parler la langue pidgin ?

3. A quoi sert le pidgin ?

4. Connaissez-vous quelques textes en langue pidgin? Si oui dites-les nous.

- Existe-il une culture pidgin ?

5. Peut-on avoir des contes et proverbes en pidgin sans influence des langues locales ?

6. Existe-il une communauté linguistique qui a le pidgin comme langue maternelle ?

7. Selon vous, doit-on continuer d'utiliser l'appellation «Pidgin english?»

8. Existe-il une littérature orale pidgin ?

9. Doit-on adopter le pidgin comme langue nationale ?

10. Dans les années 60, le pidgin était il considéré comme une langue, de la même manière que toute autre langue ?

11. Quel était l'appréciation du pidgin dans le domaine académique ?

12. Dans le domaine réligieux, quel était l'attitude des camerounais vis-à-vis de cette langue ?

13. Est-ce que les enfants sont libres de parler le pidgin à la maison ?

14. Peut-on employer le pidgin comme langue d'instruction ?

15. Pensez- vous que l'enfant comprend facilement lorsque l'on emploie la langue pidgin ?

Annexe 3

Identité des informateurs

nom et prénoms

âge

activité professionnelle

date de l'entretien

sexe

1

Amalia Ndahne

69

Professeur de littérature anglaise (décédée le 5/10/2008)

01/10/2008

féminin

2

John Hene Ndahne

77

Journaliste (retraité)

01/10/2008

masculin

3

KOLLE Georges

Nkume

45

Journaliste Mount-Cameroon FM Buea

02/10/2008

masculin

4

Mukutu Mondje

40

animateur Bonakanda village (radio rurale)

04/10/2008

masculin

5

Emmanuel Mundoua

35

agriculteur Bonakanda village

04/10/2008

masculin

6

Bertha Nalova

38

Menagère Mukutu village

04/10/2008

féminin

7

Sophie Nanyongo

35

Menagère Bonakanda village

04/10/2008

féminin

8

Martha Okambi

48

Menagère Bonakanda village

04/10/2008

féminin

9

Tabot Daniel Tanyi

32

Etudiant / UY1

15/10/2008

masculin

10

Nan Shey Shey

32

Etudiant / UY1

20/10/2008

masculin

TABLES DES MATIERES

SOMMAIRE i

DEDICACE ii

REMERCIEMENTS iii

LISTE DES ABREVIATIONS v

RESUME vi

ABSTRACT viii

INTRODUCTION GENERALE 1

Première partie : PRESENTATION DU PIDGIN 2

ChapitreI : APPROCHE DEFINITIONNELLE ET GENESE DU PIDGIN 2

I.1. QU'ENTEND-T-ON PAR PIDGIN ? 40

I.2. GENESE DU PIDGIN 44

I.2.1. Origine de l'étude du pidgin 45

I.2.1.1. Théories de l'origine du pidgin 47

I.2.1.2. L'origine et l'expansion du pidgin english au cameroun 53

Chapitre II : ATTITUDE ET STATUT A L'EGARD DU PIDGIN ENGLISH AU CAMEROUN 66

II.1. ATTITUDE A L'EGARD DU CPE 67

II.2. STATUT DU PIDGIN AU CAMEROUN 77

II.1.1. Les canaux d'expression et le niveau d'utilisation du pidgin 80

II.1.1.1. Les canaux d'expression 80

II.1.1.2. Niveau d'utilisation du pidgin 83

Deuxième partie : LES FONCTIONS DE L'ENFANT 2

ChapitreIII:L'ENFANT, SUJET D'ETAT OU PATIENT) ET DE FAIRE (OU AGENT) 88

III.1. L'ENFANT, SUJET D'ETAT OU PATIENT 88

III.1.1. L'enfant dans l'état de bénéficiaire 90

III.1.1.1. L'enfant, bénéficiaire d'amélioration 90

III.1.2. L'ENFANT DANS L'ETAT DE VICTIME 101

III.2. L'ENFANT, SUJET DE FAIRE (ou agent) 109

III.2.1. L'enfant dans le rôle d'agent modificateur 109

III.2.1.1. L'enfant dans le rôle d'améliorateur 110

III.2.2. L'enfant dans le rôle d'agent conservateur 118

III.2.2.1. L'enfant dans le rôle d'agent protecteur 118

Chapitre IV : ANALYSE CRITIQUE DES MYTHES DE NOTRE CORPUS 130

IV.1. CONCEPTION GENERALE DU MYTHE 130

IV.2. ANALYSE MYTHO-CRITIQUE DES TEXTES DE NOTRE CORPUS 138

IV.3. ENVIRONNOMENT MYTHIQUE 158

IV.3.1. Le cadre spatial du mythe 158

IV.4.1. La typologie des contes éducatifs 160

Troisième  Partie : DE L'EDUCATION TRADITIONNELLE DE L'ENFANT DANS LA REGION DU SUD OUEST 2

Chapitre V : DU SYSTEME EDUCATIF TRADITIONNEL AFRICAIN AUX MYTHES PIDGIN : VALEURS ET IMPACT 177

V.1. DU SYSTEME EDUCATIF TRADITIONNEL AFRICAIN 178

V.1.1. Le conte pidgin : une école d'éducation et de formation 178

V.1.2. Les vertus enseignées et les vices combattus 189

V.1.2.1. Les vices combattus 190

V.1.3.1. L'initiation : un processus 206

V.1.3.2. L'initiation:contenu 209

V.1.4. LES CROYANCES 212

V.2. MYTHES PIDGIN : VALEURS ET IMPACTS 220

V.2.1. Les problèmes éducatifs actuels 223

V.2.2. Quelques valeurs africaines à sauvegarder 228

Chapitre VI : LES ACTEURS ET LE CADRE DE L'EDUCATION 236

VI.1. LES ACTEURS DE L'EDUCATION 236

VI.1.1. La famille 237

VI.1.2. La société enfantine 245

VI.1.3. La société globale 249

VI.1.4.L'enfant dans l'imagerie de la société globale 249

VI.1.4.1. Particularités de l'éducation de l'enfant dans la société globale 250

VI.2. LE CADRE DE L'EDUCATION 253

VI.2.1. Cadre familial 253

VI.2.2.Cadre physique 254

VI.2.3. Cadre social 256

VI.3. LES CONTES SUR L'EDUCATION DE L'ENFANT ET LA REALITE AFRICAINE 257

Chapitre VII : PIDGIN ET LA PROBLEMATIQUE D'UNE IDENTITE CULTURELLE CAMEROUNAISE 265

VII.1. LITTERATURE EN PIDGIN ET LES REALITES CAMEROUNAISES 265

VII.1.1. La langue et la littérature en pidgin : miroirs de l'âme et de la pensée camerounaise 266

VII.1.2. Langue pidgin : manifestation du vécu camerounais 268

VII.2. LA LITTERATURE ORALE EN PIDGIN ET LA MONDIALISATION 269

VII.2.1. L'omniprésence de l'oralité dans les temps anciens 269

VII.2.2. Le vécu actuel et les diverses formes de la parole 272

VII.2.3. Littérature orale et la mondialisation 273

VII.3. UNE IDENTITE CULTURELLE CAMEROUNAISE 278

VII.3.1. Définition de l'identité 278

VII.3.2. L'identité culturelle 280

VII.4. UNE IDENTITE CULTURELLE CAMEROUNAISE AUTOUR DU PIDGIN. 283

VII.4.1. Le pidgin : au-delà du foisonnement des langues camerounaises 283

VII.4.2. Une voie pour l'unité camerounaise autour d'une langue commune : le pidgin 285

VII.4.3. De la nécessité de promotion de la langue pidgin : une arme pour l'indifférenciation 288

VII.4.4. De la nécessite de la promotion de la littérature orale pidgin 289

REFERENCES BIBLIOGRAPHIES 362

ANNEXES 377

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